ça sera 157 euros net supplémentaires en bas de la feuille de paye des professeurs des écoles et des certifiés qui entrent dans le métier le 1er septembre prochain. Pour les agrégés, le gain sera de 259 euros.
La revalorisation proposée par Luc Chatel veut lisser la courbe des carrières en augmentant le traitement perçu les 7 premières années. Elle répond aussi au besoin d'attirer des jeunes diplômés, alors que les départs annuels en retraite sont nombreux et que dans certaines disciplines, le taux de 4 candidats pour un poste mis au concours – estimé garantir la qualité du recrutement - est tout juste assuré.
L'augmentation des débuts de carrière a été un des arguments pour "vendre" l'allongement de la formation des enseignants à 5 années, (dite réforme de la mastérisation) qui entre en vigueur en septembre. A titre de comparaison, le CEREQ a évalué fin 2009 que le salaire net médian des jeunes diplômés, quelle que soit l'entreprise où ils travaillent, était de 1900 euros net, 3 ans après avoir obtenu un master en sciences dures et de 1500 avec un même niveau d'études en sciences humaines.
Selon l'entourage du ministre " le traitement mensuel net d'un professeur des écoles stagiaire s'inscrira désormais dans une fourchette allant de 1 577 euros à 1 628, selon le lieu de résidence, tandis que celui d'un professeur certifié stagiaire pourra s'élever à 1 811 s'il est affecté en zone d'éducation prioritaire. Un professeur agrégé stagiaire percevra, lui, en moyenne un traitement mensuel net de 2 027 euros ".
La revalorisation est l'élément essentiel du "pack de carrière", de Luc Chatel. Y figurent aussi un droit individuel à la formation, doublé de deux entretiens de carrière, à 2 ans et à 15 ans.
Le ministre a aussi annoncé la mise en place des premiers rudiments d'une médecine du travail avec le recrutement de 80 médecins et l'obligation pour tout enseignant de passer une visite à 50 ans.