Le gouvernement a voulu mettre l'accent sur les deux-roues motorisés. Les pouvoirs publics sont partis d'un constat sans appel : plus d'un quart (28 %) des personnes qui se tuent sur les routes sont usagers d'un deux-roues motorisé. Une proportion d'autant plus importante que l'ensemble de ces véhicules représente, selon le ministère des transports, moins de 2 % du trafic, en kilométrage parcouru.
Ainsi, pour prévenir les "futurs comportements à risque", le comité interministériel de la sécurité routière (CISR) préconise quelques mesures.
- La plus importante consiste à mettre un terme au débridage des moteurs de cyclomoteurs (mobylettes ou scooters de moins de 50 cc) en créant une infraction spécifique passible d'une amende de 135 euros. Le débridage est théoriquement interdit et les engins sont homologués pour rouler à 45 km/h. Pourtant, dans les faits, selon une estimation de la Fédération française des motards en colère (FFMC), plus de 80 % des cyclomoteurs seraient aujourd'hui débridés et capables d'atteindre des vitesses supérieures à 80 km/h. Les chiffres communiqués par le CISR indiquent que plus de 50 % des cyclomoteurs accidentés sont débridés.
- En dehors des contrôles effectués par les forces de l'ordre, les "débridages" pourront être constatés lors de contrôles techniques qui seront désormais obligatoires tous les 2 ans à partir de la 2ème année de mise en circulation. Cette 2ème mesure coûterait entre 50 et 60 euros à chaque cyclomotoriste.
- L'accent va être également mis sur la formation à la conduite des deux-roues qui va passer, pour chaque titulaire d'un permis B obtenu après 2007, de 3 heures à 7 heures.