Un projet de loi du ministère des affaires économiques et générales (MAEG) qui devait être présenté, jeudi 10 décembre, au conseil de gouvernement comporte quelques modifications qui se traduiront par une baisse des prix pour certains usagers et par une légère hausse pour d’autres. Les voilà :
- Suppression des dispositions d’un dahir qui est appliqué depuis 1955. Adopté en décembre 1954, ce texte de loi instituait un tarif optionnel dit avec ou sans minimum. Ainsi, les abonnés qui choisissent l’option sont astreints à «la garantie d’un minimum de consommation», ce seuil minimal étant fixé en fonction du type des clients et des contrats souscrits pour bénéficier d’un tarif réduit.
Quand le client n’arrive pas à consommer la totalité du quantum sur lequel il s’est engagé, le distributeur va lui facturer le différentiel à un tarif égal à 70% du tarif normal. Ce type de tarification optionnelle avec ou sans minimum est aujourd’hui proposée à certaines catégories de clientèle notamment les professionnels, les commerçants, les administrations et les clients utilisant ce qu’on appelle la force motrice essentiellement de petites et moyennes entreprises.
- le client doit payer pour de l’énergie qu’il n’a pas consommée.
- les clients qui ont souscrit des contrats dits «avec minimum» auront tendance naturellement à consommer plus que leurs besoins de manière à ne pas être pénalisés.
La mesure aura forcément des répercussions sur la facture des clients qui optaient auparavant pour la tarification avec minimum puisqu’ils se verront appliquer désormais les tarifs normaux sans réduction.