Alors que Greenpeace vient de lancer une campagne ciblant les barres Kit Kat, accusées de contribuer à la mort des orang-outans, Nestlé renonce à s'approvisionner auprès du producteur indonésien d'huile de palme responsable de la déforestation.
Face aux risques d'atteintes irrémédiables à leur image auprès des consommateurs, les grands groupes de l'agroalimentaire reculent. Après Unilever en décembre, Nestlé est le 2ème à abandonner la société Smart, filiale de Sinar Mas, poids lourd de l'économie indonésienne, à cause de la déforestation.
Smart est l'un des principaux producteurs indonésiens d'huile de palme, un produit dont 80% de la production mondiale provient de deux pays, l'Indonésie elle-même, et la Malaisie voisine ; et il vient de perdre ses contrats pour approvisionner le groupe agroalimentaire suisse après le lancement d'une campagne particulièrement agressive de Greenpeace.
Nestlé a indiqué dans un communiqué avoir "remplacé la société indonésienne Sinar Mas par un autre fournisseur pour les prochains approvisionnements" d'huile de palme, utilisée notamment dans la fabrication de gâteaux ou de friandises. L'annonce est intervenue quelques heures à peine après le lancement, mercredi, notamment en Europe, de la fameuse campagne de Greenpeace liant les barres chocolatées Kit Kat, l'un des produits phares de Nestlé, à la disparition des orang-outans.
"L'Indonésie connaît l'un des plus importants rythmes de déforestation de la planète : l'équivalent d'un terrain de foot de forêt disparaît toutes les 15 secondes. Les plantations de palmiers à huile sont l'un des principaux moteurs de cette catastrophe écologique", affirme notamment Greenpeace dans sa campagne.
La pub qui a forcé la décision :