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 Les contraceptifs en France

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MessageSujet: Les contraceptifs en France    Mer 19 Mai - 0:22

Le décret autorisant les pharmaciens à délivrer la pilule pour une durée supplémentaire de 6 mois sur présentation d'une ordonnance périmée de moins d'un an, est paru jeudi 19 juillet 2012 au Journal officiel.

Mardi 18 mai, le planning familial a annoncé le lancement d'une campagne nationale pour le remboursement de tous les contraceptifs, les 28 et 29 mai.

Pour le Planning familial, le prix peut constituer un obstacle au choix de la méthode la mieux adaptée. "Nous voyons des femmes qui veulent essayer l'anneau (dont la pose est à renouveler chaque mois). Elles le prennent quelques semaines, puis arrêtent, parce que cela devient trop coûteux, et elles se retrouvent alors en rupture de contraception", explique Danielle Gaudry, sa vice-présidente.

Les prix de certains contraceptifs peuvent être dissuasifs. C'est le cas pour ceux qui ne sont pas remboursés, mais aussi parmi ceux qui le sont, des implants ou de certains stérilets. Leur prix dépassant les 100 euros, si la patiente n'a pas de mutuelle ou une mutuelle bas de gamme, le coût peut rester élevé.

La loi a instauré, en 1974 - 5 ans après l'arrivée de la pilule en France -, le remboursement de la contraception par la Sécurité sociale, mais la diversification des méthodes n'a pas été suivie d'un élargissement de la prise en charge. Les contraceptifs remboursés le sont à hauteur de 65 %. C'est le cas des pilules, à l'exception de celles de 3ème génération qui représentent la moitié des contraceptifs oraux. Les stérilets et les implants sont aussi pris en charge, mais pas l'anneau vaginal ni le patch (timbre hebdomadaire) apparus dans les années 2000.

Or, d'un contraceptif à l'autre, selon le prix et selon qu'il soit ou non remboursé, les différences sont de taille. En février, l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), dans un rapport sur les grossesses non désirées, a publié un comparatif : le coût annuel varie d'environ 2 euros par an pour le stérilet au cuivre, à 170 euros pour le patch ou l'anneau.

Les laboratoires pharmaceutiques n'ont pas forcément intérêt à ce que leurs produits soient remboursés, car ils n'ont alors plus la liberté d'en fixer le prix.

En outre, si le service médical rendu par un nouveau produit n'est pas jugé supérieur à celui des contraceptifs existants, son prix est aligné sur le leur. C'est le risque encouru par les laboratoires, par exemple, avec les pilules de 3ème génération.

Depuis la parution du rapport de l'IGAS, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a annoncé sa volonté de voir les patches et les anneaux à leur tour remboursés.

Des coûts très variables

Parmi les différentes méthodes de contraception, certaines sont prises en charge par l'assurance-maladie à hauteur de 65 %, d'autres non et, entre les unes et les autres, les prix sont très divers. Cela contribue à une forte différence de reste à charge (avant remboursement éventuel par une mutuelle) pour les femmes. Ces données sont issues d'un tableau publié par l'inspection générale des affaires sociales : les prix, approximatifs, constituent des ordres de grandeur indicatifs.

Contraceptifs remboursés
Pilule de 2ème génération (prise quotidienne) Environ 30 euros par an, soit à peu près 10 euros après prise en charge par la Sécurité sociale (7 euros pour les génériques).

Dispositif intra-utérin (stérilets)
(à renouveler tous les 5 à 10 ans) 27 euros pour celui au cuivre, soit environ 2 euros par an après remboursement ; 130 euros pour le stérilet au Lévonorgestrel, soit à peu près 9 euros par an après prise en charge.

Implant progestatif
(valable 3 ans) 124 euros, soit 14 euros par an après les remboursements de l'assurance-maladie.

Contraceptifs non remboursés

Pilule de 3eme génération
Environ 170 euros par an (70 euros pour les génériques). Une première a néanmoins été prise en charge par la Sécu en septembre 2009 et, depuis, plusieurs sont remboursées.

Anneau vaginal
(mensuel) 170 euros par an.
De l’avis des médecins, l’anneau vaginal se trouve être une solution appropriée autant en termes de confort d’utilisation avec moins d’effets indésirables et plus de sécurité.
Il évacue le risque d’oubli de la pilule et sa mise en place se fait une fois par mois.
Des contraintes sont signalées, telles qu’il tombe de lui-même, qu’il est endommagé ou aspiré lors de l’union sexuelle et qu’il est «néfaste» pour l’homme.
Les médecins expliquent que «même si la patiente le perd lors de l’union sexuelle, elle peut le laver et le remettre sans aucun problème de couverture contraceptive». Un autre avantage majeur est que les médicaments administrés à travers le vagin permettent d’éviter l’absorption gastro-intestinale.

Patch
(hebdomadaire) 175 euros par an.

Préservatif masculin
0,23 à 0,77 euro l'unité, soit 54 euros par an sur la base de neuf rapports sexuels par mois d'un coût moyen de 55 centimes.

Préservatif féminin
2,14 euros l'unité, soit 231 euros par an sur la base de neuf rapports par mois.


Radiographie des pilules en France : http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2013/03/26/radiographie-du-secteur-des-pilules-contraceptives-en-france_1834408_3224.html
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