L'article du journal le monde parle du cas du Liban ( http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/09/17/le-martyre-des-petites-bonnes-au-liban_1412408_3218.html ) mais à le lire on peut le généraliser à tout le monde arabo-musulman.
De quoi parle t il ?
De la maltraitance de petites bonnes venant d'Asie et d'Afrique :
- Confiscation de passeport,
- Non-paiement de salaire,
- Travail à outrance,
- Violences verbales et physiques…
A ces actes s'ajoutent le comportement de la police et de la justice :
- Indifférence des forces de police et des bureaux des procureurs
- Lenteurs des procédures,
- Iniquité des verdicts"…
Même les opérateurs immobiliers participent à cette maltraitance en concevant des apparts avec des chambres de bonnes souvent aveugles et exiguës.
Point positif :
Les ONG et la presse qui condamnent ces agissement et se réjouissent à chaque condamnation.
C'est le cas au Liban où une En août 2008, une étude de HRW s'alarmait du taux de mortalité – plus d'un mort par semaine - de ces travailleuses immigrées.
Sur 95 décès entre janvier 1997 et août 1998 :
- 40 correspondaient à des "suicides",
- 24 à des "chutes d'immeubles lors de tentatives de fuite",
- 14 à des "morts naturelles",
- 2 à des assassinats.
Et la tendance n'est pas à la baisse.
Sur 114 plaintes, aucune condamnation pour enfermement ou confiscation de papiers – des délits selon la loi libanaise–, même quand l'employeur reconnaissait sa faute.
Les travailleuses immigrées peinent à se défendre en raison d'une carence juridique, le Code du travail libanais excluant spécifiquement tous les cas relatifs aux employés de maison.
En outre, selon le système en vigueur, un domestique qui quitte son employeur – y compris pour porter plainte – se voit privé de son droit de séjour, risquant alors la détention ou l'expulsion.
Les autorités sont par ailleurs récalcitrantes à enquêter dans les maisons, considérées comme des espaces privés et non comme des lieux de travail.
Voilà à lire ces lignes on voit bien qu'on peut extrapoler à l'ensemble des pays arabo-musulmans. Des pays qui sont des pourvoyeurs d'immigrés (Le Liban et le Maroc sont des grand pays d'immigration) et qui ne cessent de protester envers leurs pays d'accueil sur leurs conditions. On ferait mieux de balayer devant nos portes. D'abord, bien les autres et après réclamer la même chose pour ses immigrés.
A souligner -dans le cas du Maroc où je peux témoigner- cette violence touche également les petites filles marocaines allant jusqu'au violence sexuelles.