Le canard enchaîné nous donne des noms pour ses spéculateurs :
BNP Parisbas a créé à Londres Harewood asset Mangement une filiale spécialisée dans l’investissement sur des fonds hautement spéculatifs. Cette même banque propose à ses clients haut de gamme de placer leurs sous dans un organisme luxembourgeois Opti Hedge. Un placement sur les matières premières notamment agricoles.
La société générale et le crédit agricole proposent aux investisseurs des ETF (exchange traded funds), également appelés trackers. Ces produits suivent les cours des matières premières. Ils permettent ainsi de spéculer sur les cours du blé, du soja, du coton, du sucre ou du mais.
La société générale via filiale Lyxor propose ainsi une large gamme de trackers sur les matières premières.
Le crédit agricole offre à ses clients la même possibilité via sa filiale Amandi
Conséquences de ses investissements
Conséquence dramatique de la flambée des prix alimentaires, 44 millions de personnes dans le monde sont tombées entre juin et décembre sous le seuil de l'extrême pauvreté, a alerté, mardi 15 février, la Banque mondiale. L'institution a réalisé cette estimation grâce à des statistiques sur les revenus et dépenses des ménages réalisées dans les pays à revenus bas à moyens. Le seuil de l'extrême pauvreté est défini par des dépenses de 1,25 dollar par jour et par personne. D'après les dernières estimations en date de la Banque mondiale, 1,2 milliard de personnes dans le monde se trouvent sous ce seuil.
"Les prix de l'alimentation continuent à augmenter dans le monde. L'indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15 % entre octobre 2010 et janvier 2011, et n'est que 3 % en dessous de son pic de 2008", a indiqué l'institution dans un communiqué.
Mais comme à chaque fois il y a des gagnants
Il y a d'abord les quelques producteurs qui profitent de la hausse des prix mais également ces banquiers. La société générale a multiplié par 6 son résultat net qui est dorénavant de 3,917 milliards d'euros et la BNP a confirmé sa bonne santé avec 7,8 milliards d'euros de bénéfice en 2010. Je suis content qu'en face des 44 millions d'affamés il y aura quelques traders et quelques actionnaires qui pourront renouveler leurs yacht, leurs bagnoles de luxes et leur villas de vacances. J'envoi à l'attention des ces messieurs ce petit lien : http://www.mizania.com/content/view/186/2/