Ce qui va augmenter :
- Les frais d’inscription (+ 1,72 % en licence, + 4,7 % en master, + 3,6 % en doctorat et + 3,5 % pour les titres d’ingénieur) => (245 euros pour une inscription en master contre 177 euros en licence)
- La Sécurité sociale étudiante (de 3 euros à 203 euros)
- Le prix du ticket RU (restauration universitaire) de 3 à 3,05 euros.
Pourtant, fait sans précédent, le conseil d’administration du centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), s’était prononcé contre cette hausse du ticket RU (qui atteint 22 % en cumulé depuis 2002).
L’Unef a publié sa 7ème enquête annuelle sur les pratiques des universités en matière de droits d’inscription. Si la proportion des établissements pratiquant des frais "illégaux" a baissé depuis 2005, passant de 64 à 28 (26 en 2010), il n’en reste pas moins qu’un tiers d’entre eux multiplient toujours les astuces pour s’assurer des ressources supplémentaires :
- frais de dossier,
- transformation de diplômes nationaux en diplômes "maison" (les "diplômes universitaires" ou DU) aux droits non réglementés,
- formation professionnalisantes ou d’excellence plus chères (c’est le cas de plusieurs instituts d’administration des entreprises et de certains masters),
- prestations complémentaires non identifiées.
Certaines universités sont même coutumières du fait, telles Aix-Marseille 3 (4.555 euros pour une inscription en master à l’IAE), Grenoble 2 ou Pau. A l’instar de Valérie Pécresse les années précédentes, Laurent Wauquiez a promis de "traquer " et "d’interdire" ces frais illégaux. Mais les organisations étudiantes se font peu d’illusions même si les années passées, une douzaines d’universités ont été contraintes de rembourser leurs étudiants.