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 Sur la planète, les obèses sont plus nombreux que les malnutris

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MessageSujet: Sur la planète, les obèses sont plus nombreux que les malnutris   Jeu 22 Sep - 15:40

Le monde compte désormais plus d'obèses que de personnes souffrant de malnutrition, mais le poids des privations augmente dans un contexte de crise alimentaire croissante, met en garde la Fédération internationale de la Croix-Rouge dans un rapport publié jeudi 22 septembre.

Les chiffres :
- 1,5 milliard de personnes souffraient d'obésité dans le monde en 2010
- 925 millions d'autres souffraient de malnutrition.

"Si la libre interaction du marché a abouti à une situation où 15 % de l'humanité a faim tandis que 20 % est en surpoids, il y a quelque chose qui n'a pas marché quelque part", a résumé le secrétaire général Bekele Geleta.

"les excès de l'alimentation tuent aujourd'hui plus que la faim". Selon lle directeur de la Croix-Rouge pour la région Asie-Pacifique, Jagan Chapagain.

le problème de la faim n'est pas dû à une pénurie de nourriture dans le monde mais à une mauvaise distribution, au gâchis et à une hausse des prix qui rend les denrées alimentaires moins accessibles.

La hausse des prix alimentaires, que la Croix-Rouge attribue entre autres facteurs à la spéculation sur le marché des matières premières et au changement climatique, a été perçue comme l'un des éléments déclencheurs des mouvements de protestation populaire au Mahgreb et au Moyen-Orient cette année.

Alors que faire pour une meilleure distribution et un meilleur partage

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/22/sur-la-planete-les-obeses-sont-plus-nombreux-que-les-malnutris_1575931_3244.html
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MessageSujet: Re: Sur la planète, les obèses sont plus nombreux que les malnutris   Mar 27 Mar - 11:53

Le postulat tel que défini par l’Organisation mondiale de l’alimentation (FAO), est accepté de tous. «La sécurité alimentaire existe lorsque tout le monde a, à tout moment, un accès physique, social et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive qui satisfasse ses besoins nutritionnels pour une vie saine ».

Albert Sasson, consultant senior des Nations unies auprès de l’UE, rappelait que «1 milliard de personnes sur les 7 que compte la planète ne mangent pas à leur faim ; un autre milliard ne mangeait pas sainement et un troisième mangeait trop».

Le président du directoire du Crédit Agricole du Maroc, Tarik Sijilmassi, s’interroge «si la sécurité alimentaire ne consiste pas d’abord à changer les mécanismes du marché qui font que la sous-production chez les agriculteurs européens est plus rentable que la production à cause de subventions».

Les subventions agricoles des pays développés minent l’agriculture des pays du Sud, notamment ceux d’Afrique. Les produits subventionnés par l’Union européenne (bœuf, volaille, sucre, coton, aubergine…, la liste est longue) et déversés sur les marchés africains à des prix artificiellement bas, déséquilibrent les filières agricoles déjà sous-structurées et peu productives. Ils ruinent surtout les paysans de la région et les efforts de développement.

L’UE est consciente du problème, mais ne semble pas prête à le résoudre. Valeur actuelle, les subventions à l’agriculture par les Etats-Unis et l’Union européenne se chiffrent à 350 milliards de dollars. C’est 7 fois plus que les 50 milliards affectés à l’aide au développement que reçoivent les pays d’Afrique. A elle seule, l’Union européenne représente 2/3 de ces subventions à l’exportation, qui «cassent les prix et ferment définitivement la porte aux producteurs africains», peste l’économiste français Philippe Chalmin. «Le Canada est l’un des rares pays du G7 à avoir arrêté toute forme de subvention agricole aux produits exportés», renchérit le Ghanéen Jones Monty, directeur exécutif du forum pour la recherche agricole en Afrique.

Les rares tentatives visant à renverser cette tendance, en favorisant la recherche et le développement de l’agriculture aurait favorisé, selon un expert britannique présent au forum, «les investissements dans le maïs et autres céréales sans réel valeur nutritive, occultant les cultures maraîchères, légumineuses…». Comment nourrir alors convenablement des milliards de personnes, sachant que même pour les cultures « non nutritives », le rendement est insuffisant ?

Pour de nombreux experts venus du continent, cela pose le récurrent problème d’accès au financement et au crédit par les agriculteurs. Peut-être plus pour longtemps. Selon Laura O’Connor Mecagni, chef du programme pour la sécurité alimentaire de la filiale du groupe Banque Mondiale, la Société financière internationale suit de très près les innovations tant dans les approches que dans les outils dans ce secteur agricole et tente de favoriser une intensification des financements adaptés, notamment à destination des producteurs. La SFI investit actuellement plus de 2 milliards de dollars au travers de son programme agrobusiness et espère doubler cette somme pour mettre l’accent sur l’innovation. Le but étant de mettre en place un financement à la hauteur des enjeux du secteur.

Les fonds à investir seront principalement dirigés vers le développement des entreprises du secteur tout au long de la chaîne de valeur des filières agricoles. Il faut s’inspirer des modèles réussis pour espérer relever le défi de la sécurité alimentaire. Pour Jean-Yves Carfantan, consultant senior chez Agro Brasconsult, «ces ressources doivent aller également vers la mise en place de conditions favorables au développement économique de l’agriculture».

A la crise alimentaire de 2007-2008 s’ajoutent les craintes de nouvelles crises mondialisées. Conséquence: les organisations internationales se voient obligées à reconsidérer le potentiel de l’agriculture comme vecteur de développement. Pis encore, les estimations des organisations spécialisées comme la FAO et l’IFPRI, montrent qu’une augmentation de 100% de la production agricole sera nécessaire d’ici à 2050 pour nourrir la population mondiale. Or, les financements ne sont pas encore à la hauteur des enjeux, comme le martèle la Banque africaine de développement (BAD) qui avance la somme de 5 milliards par an investis contre les 16 milliards qui seraient nécessaires rien que pour l’Afrique. D’ailleurs, les résultats de la dernière évaluation des Objectifs Du Millénaire montrent un recul dramatique pour combattre la faim dans le monde, puisque le nombre de personnes vivant avec la faim a atteint le triste record du milliard d’individus.
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