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 Le dictat du triple A

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MessageSujet: Le dictat du triple A   Dim 20 Nov - 19:16

Les politiques publiques n'ont de yeux que pour eux : les agence de notation et leur notes.

Fini les grands discours, les promesses et les rêves : aujourd'hui il suffit qu'une des ces agence éternue pour qu'on rajoute une couche de rigueur.

Et ça s'explique par les chiffres : si la France perd son triple A, ça revient à emprunter plus cher. Un point d’intérêt supplémentaire revient pour la France à 6.3 milliard € en 2012 et 8 milliard en 2013.

La fin du politique ?

Un dossier sur la dette française : http://www.mizania.com/content/view/262/66/
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MessageSujet: Re: Le dictat du triple A   Mar 22 Nov - 0:39

La France est visée, par Moody's.

Selon l'agence de notation, la hausse de ses coûts d'emprunt sur les marchés et les perspectives de croissance détériorées pourraient avoir des conséquences négatives sur sa note.

Le ministre de l'économie François Baroin a répondu que "le niveau actuel des taux correspond à des conditions de financement qui sont très favorables" et que les mesures du nouveau plan de rigueur "n'auront pas d'impact négatif sur la croissance".

La semaine dernière, ses taux d'emprunt battaient des record sur des obligation à 10 ans, et les nouvelles émissions de dette avaient également vu leurs taux augmenter.

Le AAA français de Moody's est sous surveillance depuis mi-octobre, et sa perspective stable pourrait être réévaluée dans les 3 mois.

Pourtant lundi, la France a émis de la dette à 12 et 25 semaines à des taux en baisse, mais également de la dette à 47 semaines à des taux en hausse.

Résultat : les Bourses européennes ont ouvert en baisse et s'enfonçaient rapidement dans le rouge lundi. A Paris, le CAC 40 a perdu 3,41% en fin de séance, à 2.894 points et accélérant ses pertes après une ouverture en repli de 0,70%. A Francfort le Dax a chuté de 2,94% et Londres a perdu 2,27%. Milan a clôturé sur une chute de 4,74%.
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MessageSujet: Re: Le dictat du triple A   Sam 14 Jan - 16:24

Les conséquences d'une perte du triple A pour l'état Français. Je reviendrais sur un autre sujet sur les conséquences pour les citoyens et les consommateurs :

La majorité tente de banaliser l'impact d'une perte du triple A. En réalité, une telle dégradation de la note souveraine de notre pays en pleine tempête sur les marchés contre la zone euro constituerait un événement politique majeur. Et la fin d'une époque pour notre pays, habitué depuis la création de la zone euro à bénéficier de taux d'emprunt très bas pour financer la dérive de ses déficits.



1. Sur le plan financier, tout d'abord, les implications d'une perte du triple A seraient réelles sur les charges annuelles de la dette, dans les prochains budgets de l'Etat.



Certes, les taux d'intérêt servis à l'émission de la dette française se sont déjà dégradés : le spread OAT-Bund, qui mesure l'écart de taux d'intérêt entre les emprunts d'Etat français à 10 ans (les obligations assimilables du Trésor) et les emprunts d'Etat allemands de même durée et qui indique donc la différence de solidité financière que les grands créanciers internationaux établissent entre les deux pays, s'établit déjà à 125 points de base (1,25 %), contre 30 points en mai : les marchés nous notent donc déjà en BBB +. C'est aujourd'hui la prime réclamée par les investisseurs pour acheter de la dette française plutôt qu'allemande.



Toutefois, une dégradation "officielle" de la note de la France, qui plus est de deux crans comme il est possible, constituerait une étape décisive d'un mouvement de réajustement à la hausse du risque français. Ce réajustement pourrait atteindre rapidement jusqu'à 1 % d'intérêt supplémentaire (100 points de base). Dans cette hypothèse, réaliste, les taux français à 10 ans, actuellement de 3,1 %, quitteraient la proximité des rives des taux allemands (aujourd'hui de 1,85 %) pour se rapprocher, à 4 %, voire plus, des niveaux de taux appliqués à l'Espagne (5,4 %) ou à l'Italie (6,7 %).



L'impact de ce point d'intérêt supplémentaire sur nos charges d'intérêts annuelles serait très conséquent, et ce rapidement : de l'ordre de 2,5 à 3 milliards d'euros annuels à l'horizon de 12 à 18 mois, avant d'atteindre près de 15 milliards d'euros par an à l'horizon 2017, une fois répercuté sur l'ensemble de notre stock de la dette publique, dont la maturité est proche de 5 ans.



15 milliards, soit l'équivalent de deux points de TVA, ou encore de la somme des budgets alloués au ministère de la culture, de l'agriculture, des affaires étrangères, de l'écologie et des transports...



L'incidence d'une perte du triple A est donc très loin d'être négligeable. Elle serait également durable, la position de la France par rapport aux autres grands Etats européens étant également peu favorable sur les autres critères d'appréciation retenus par les marchés que sont le déficit primaire, le rythme de l'ajustement, la flexibilité de ses dépenses, ses marges de manoeuvre fiscales ou encore la situation de sa balance des paiements. Nous pourrions par conséquent mettre plusieurs années à en retrouver le niveau.



Et tout cela chargerait encore un peu plus la barque du programme d'ajustement nécessaire pour revenir à une trajectoire soutenable des finances publiques, déjà estimé selon les économistes à près de 80 milliards d'euros.



2. La perte de son AAA par la France aurait également un impact majeur sur les mécanismes de solidarité européens qui viennent d'être difficilement mis en place pour contenir la crise de la zone euro.



Un éventuel abaissement de la note française, deuxième contributeur au Fonds européen de stabilité financière (FESF), pèserait inévitablement sur la notation de cet instrument financier indispensable pour gérer la crise de la dette. Elle aggraverait sans nul doute les risques d'assèchement du marché du crédit en Europe, au moment où la zone euro y est plus que jamais confrontée, contraignant la Banque centrale européenne (BCE) à jouer les pompiers de service.



Les entreprises françaises, les moins bien notées d'entre elles, souffrent déjà depuis plusieurs semaines de la nervosité des marchés sur les incertitudes des mois à venir. Une perte du triple A de la France se traduirait immédiatement par des implications négatives sur leurs conditions de financement et des difficultés accrues à accéder au marché, au moment où elles planifient leurs investissements pour l'année à venir. Et alors même qu'elles s'apprêtent à affronter un ralentissement de leurs commandes et de leurs exportations en Europe, dans un contexte de marges laminées par la hausse des prix des matières premières et du pétrole.



3. Enfin, la dégradation de la note de la France sur les marchés constituerait un événement politique majeur, à 4 mois de l'élection présidentielle.



Elle remettrait en cause le discours asséné par la majorité depuis près de 18 mois, qui a présenté le maintien de la crédibilité financière de notre pays sur la scène internationale comme la contrepartie du "plus d'impôt et de rigueur" mis en oeuvre en France et accru depuis le mois d'août dans le cadre du programme antidéficit du gouvernement.



Dans le domaine fiscal, les prélèvements ont déjà augmenté d'une vingtaine de milliards d'euros cette année et augmenteront encore de 20 milliards supplémentaires en 2012, avant une dizaine de milliards de plus en 2013. 20 + 20 + 10 = 50. D'ici à la fin de l'année 2013, la France subira, avec 50 milliards d'euros de plus en 3 ans, la hausse d'impôts la plus importante jamais enregistrée depuis la création de la Ve République.



Le gouvernement avait jusqu'ici tenté d'occulter la réalité de ce choc fiscal considérable, en privilégiant la multiplication de nouvelles taxes ou mesures d'assiettes à la hausse générale des taux des grands impôts d'Etat, une première "ligne Maginot" qui s'est effondrée avec les hausses du dernier budget 2012 sur la TVA et l'impôt sur le revenu...



La perte du triple A viendrait remettre en cause la seconde ligne de défense du gouvernement : la nécessité de maintenir la notation de la France sur les marchés. D'ici quelques semaines, les Français pourraient donc malheureusement se retrouver confrontés à la fois à la hausse très importante des impôts, et à la dégradation de notre note sur les marchés. Sans plus de visibilité sur la manière de se sortir de ce piège de la dette, qui menace aujourd'hui son économie.




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MessageSujet: Re: Le dictat du triple A   Jeu 19 Jan - 1:07

Les agences de notation nous condamnent à un cercle vicieux :

Dégradation de la note ==> envolée des taux d’intérêt ==>crédit plus difficile ==> baisse de l’activité ==> chute des rentrées fiscales ==> augmentation des déficits
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MessageSujet: Re: Le dictat du triple A   Aujourd'hui à 15:24

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