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 L’ e-cigarette : c’est bien ou pas bien ?

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MessageSujet: L’ e-cigarette : c’est bien ou pas bien ?   Mer 2 Oct - 16:30

Les députés européens doivent se prononcer sur la révision de la directive européenne sur les produits du tabac. L'une des dispositions est de classer la e-cigarette comme un médicament  Mesure rejeté le 08/10/2013, en revanche, le Parlement européen a voté pour l'interdiction des cigarette menthols. Et ce sous 5 ans.
 
 
Il n'y a pas une mais de nombreux types de cigarettes électroniques, les fabricants mentionnent plus de 400 références, plus de 200 saveurs (tabac, menthe, fruits, chocolat, etc.), avec de la nicotine à des taux variables.
 
Jetable ou rechargeable, la cigarette électronique comporte une pile, un dispositif de stockage du "e-liquide" (cartouche ou réservoir) et un atomiseur. Une diode fonctionnant à l'électricité simule la combustion, qui dégage de la vapeur rappelant la fumée du tabac. Cet aérosol est inhalé. Des flacons de e-liquide permettent de recharger la cartouche.
 
La e-cigarette suscite de vifs débats sur ses éventuels risques et sa réelle efficacité pour arrêter de fumer. Les avis sont partagés. Les lobbies sont puissants. Les experts ont souvent des liens d'intérêt avec telle ou telle industrie.
 
Les POUR
Les CONTRE
"Correctement fabriquées et utilisées, elles contiennent beaucoup moins de substances délétères à la santé que la fumée du tabac : ni particules solides, ni goudron, ni autres substances cancérogènes, ni monoxyde de carbone (CO)", conclut le rapport sur la e-cigarette, demandé par le ministère de la santé, piloté par le pneumologue Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme et rédigé par un comité d'experts.
 
Il semble y avoir consensus pour dire que la e-cigarette est infiniment moins nocive que la cigarette, qui contient plus de 4 000 substances chimiques, et qui tue un fumeur sur deux, rappelle l'Alliance contre le tabac.
 
Jean-François Etter, professeur de santé publique à l'université de Genève et fervent défenseur de la cigarette électronique, qui parle d'une "révolution en termes de santé publique" dans son livre La Vérité sur la cigarette électronique (Fayard, 166 p., 11,90 €).
 
Le médecin généraliste Dominique Dupagne ne mâche pas ses mots : "La cigarette électronique a fait la preuve de son utilité contre le tabagisme." Pourtant, il fustigeait ce produit il y a quelques années. "J'étais très contre mais les produits se sont beaucoup améliorés. En termes de bénéfices-risques, c'est favorable."
 
"Il n'y a aucune preuve formelle de son innocuité. Cela peut être comme pour l'amiante, on trouve cela très bien, et vingt ans après, on constate les dégâts sanitaires, on ne connaît pas les risques liés aux produits sans un recul suffisant", constate le professeur Yves Martinet, pneumologue au CHU de Nancy, président du Comité national contre le tabagisme.
 
Le propylène glycol, qui produit l'effet de fumée, utilisé depuis longtemps dans les concerts ou discothèques, et la glycérine végétale qui représentent environ 95 % des e-liquides posent question. De même que les parfums et additifs qui peuvent être ajoutés. "Est-ce que le fait d'absorber ces substances pendant de longues années peut être dangereux ? On ne le sait pas", répond Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).
 
L’organisation mondiale de la santé (OMS) a déconseillé, en juillet, l'utilisation de cigarettes électroniques.
 
La Ligue contre le cancer est même allée plus loin, fin août, en demandant le retrait du marché, au motif que ce produit ne participait pas à la dénormalisation du tabac.
 
 
Qu’en pensent les autorités françaises ?
 
Jusqu'ici, la France n'a pas tranché sur le statut. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s'était prononcée, en mai 2011, en rappelant que les e-cigarettes pouvaient répondre au statut de médicament si elles revendiquent l'aide au sevrage tabagique, avec une quantité de nicotine contenue dans la cartouche supérieure ou égale à 10 mg, ou celle de la solution de recharge supérieure ou égale à 20 mg/ml. De plus, elle recommandait de "ne pas consommer ce produit". Si elle devenait un médicament, chaque fabricant devrait obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM).
 
Une circulaire va prochainement en interdire la publicité ; et l'interdiction de sa vente aux mineurs a été votée dans la loi relative à la consommation. Le ministère de la santé a, en outre, saisi le Conseil d'Etat afin d'évaluer les possibilités d'interdire de "vapoter" dans les lieux où il est interdit de fumer.
 
Une aide pour arrêter de fumer ?
 
Beaucoup de témoignes plaident dans ce sens.
 
"Il faut être prudent", tempère le pneumologue Yves Martinet. Un des risques est d'entretenir ou de créer la dépendance à la nicotine. "L'industrie du tabac continuerait de rendre les gens accros à la nicotine, mais sans les tuer", poursuit cet expert. La nicotine peut aussi présenter un risque d'intoxication, notamment pour les enfants s'ils absorbaient par accident un flacon ou s'en badigeonnaient les mains.
 
"La seule diminution du tabac ne suffit pas à faire baisser les risques pour la santé, l'objectif zéro cigarette doit prévaloir", met en garde Daniel Thomas, cardiologue à l'Institut de cardiologie de la Pitié-Salpêtrière. "Il n'y a pas de seuil en deçà duquel le tabagisme ne présente plus de risques. Environ 80 % des victimes d'infarctus avant 45 ans sont fumeurs", rappelle-t-il.
 
Des études cliniques sont en cours. Des dizaines sont répertoriées sur le site clinicaltrials.gov, un service de l'Institut national de santé américain. Pour autant, "nous manquons de données scientifiques solides et d'études cliniques mesurant l'intérêt de cet outil dans le sevrage tabagique. Le critère d'évaluation des traitements du sevrage tabagique est l'abstinence, et cela nécessite d'être mesuré sur plusieurs mois ou années, dans des études répondant aux critères de qualité de la recherche clinique", explique Estelle Lavie, chef de projet au service des bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de santé, qui travaille sur les nouvelles stratégies thérapeutiques d'aide au sevrage.
 
"Les principaux groupes pharmaceutiques et du tabac étudient de très près le marché, en investissant lourdement dans des enquêtes aussi sophistiquées que discrètes", peut-on lire sur le site Web du Monde du tabac, proche des industriels.
 
 
En Chiffres :
 
De plus de plus d'adeptes Dans l'Union européenne, selon l'Eurobaromètre tabac (publié en mai 2012), 1 % des 15 ans et plus (4 millions) utilisaient régulièrement la e-cigarette (500 000 en France), 21 millions (5 %) l'ont essayée (3 millions en France). Mais ces chiffres progressent d'environ 15 % chaque mois, selon les industriels. Il y aurait 1,5 million de consommateurs réguliers en France, selon une enquête de Lemondedutabac.com, publiée en août.
 
Histoire Son invention est attribuée à Hon Lik, un pharmacien chinois, en 2003. Il s'est associé à la société chinoise Ruyan (devenue Dragonite).
 
Le tabac en recul Le marché des cigarettes (83 % des ventes totales de tabac) a reculé en volume de 9 % (celui du tabac de 7 %) au premier semestre par rapport à la même période de 2012. Il avait déjà fléchi de 4,9 % en 2012 (51,456 milliards), selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). C'est la première fois qu'une telle baisse est notée depuis 2005. Les ventes de traitements d'aide à l'arrêt sont en recul de 4,5 % au premier semestre par rapport à celui de 2012, en équivalents patients traités (à 1,1 million), selon l'OFDT.
 
La fumée tue 73 000 personnes en France par an (200 par jour) et un fumeur sur deux.
Extraits de : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/09/30/la-e-cigarette-substitut-ideal_3487320_1650684.html
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MessageSujet: Re: L’ e-cigarette : c’est bien ou pas bien ?   Mar 26 Aoû - 16:06

Dans un document publié mardi 26 août 2014, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d'interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation pose de « graves menaces » pour les adolescents.
 
 
Les experts ont également souligné le danger pour les fœtus de l'e-cigarette et se sont prononcés pour une interdiction de leur consommation dans les espaces publics fermés « surtout là où il est interdit de fumer, du moins jusqu'à ce qu'il soit prouvé que la valeur exhalée n'est pas dangereuse pour les personnes alentour ».
 
PAS DE LA SIMPLE VAPEUR D'EAU
 
« Les données existantes montrent que l'aérosol produit par les inhalateurs de nicotine », dont les cigarettes électroniques sont le prototype le plus fréquemment utilisé, « n'est pas de la simple “vapeur d'eau”  comme le prétendent souvent les stratégies de marketing de ces produits », affirme l'OMS.
 
D'après les experts, ces preuves sont suffisantes pour mettre en garde les « enfants, adolescents, femmes enceintes et femmes en âge de procréer contre l'utilisation d'inhalateurs électroniques de nicotine parce que l'exposition du fœtus et de l'adolescent à cette substance a des conséquences à long terme sur le développement du cerveau ».
 
MOINS TOXIQUE QUE LES CIGARETTES
 
« L'exposition réduite à des substances toxiques que permet l'utilisation d'inhalateurs électroniques de nicotine bien réglementés par des fumeurs adultes réguliers en remplacement complet des cigarettes a des chances d'être moins toxique pour le fumeur que les cigarettes classiques », reconnaît l'OMS, qui précise : « Toutefois, on ignore actuellement l'importance de la réduction des risques. »
 
L'OMS estime par ailleurs à 466 le nombre de marques de cigarettes électronique qui existaient en 2014. Selon l'organisation, 3 milliards de dollars (environ 2,27 milliards d'euros) ont été dépensés dans le monde pour ces produits au cours de l'année 2013, et les ventes devraient être multipliées par 17 d'ici à 2030.
 
Ces recommandations ont été publiées en vue de la 6ème session de la conférence des parties à la convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac qui aura lieu du 13 au 18 octobre 2014 à Moscou.
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MessageSujet: Re: L’ e-cigarette : c’est bien ou pas bien ?   Jeu 22 Jan - 13:04

Selon une étude américaine publiée mercredi  21 janvier 2015 dans un très sérieux magazine scientifique, la cigarette électronique serait 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac.
 
Son innocuité pour le consommateur est de nouveau mise en cause. Chauffée au maximum et aspirée profondément, la vapeur contenant de la nicotine dans les cigarettes électroniques peut former du formaldéhyde, une substance qui les rend 5 à 15 fois plus cancérigènes que le tabac, selon une étude américaine.
 
"Nous avons constaté que du formaldéhyde peut se former durant le processus de vaporisation des cigarettes électroniques", écrivent ces chercheurs de l'Université d'Etat de Portland dans une lettre parue dans la dernière édition du New England Journal of Medicine (NEJM).
 
Ils ont utilisé une machine à "inhaler" de la vapeur de cigarettes électroniques à faible et haut voltage pour déterminer comment le formaldéhyde, un cancérigène connu, se forme à partir du liquide composé de nicotine, d'agents chimiques aromatisant, de propylène-glycol et de glycérine. Ils n'ont constaté aucune formation de formaldéhyde quand la machine, fonctionnant à faible voltage (3,3 volts), chauffait normalement le liquide qu'on trouve dans le réservoir des cigarettes électroniques, dotées d'une résistance alimentée par une pile électrique.
 
Une utilisation nocive sur le long terme
 
Mais quand le liquide était beaucoup plus chauffé (avec 5 volts), le taux de formaldéhyde qui se formait alors était largement plus élevé que ceux trouvés avec la combustion des cigarettes conventionnelles.
 
Ainsi un consommateur de cigarettes électroniques qui inhale chaque jour l'équivalent de 3 millilitres de ce liquide vaporisé chauffé au maximum, absorbe quelque 14 milligrammes de formaldéhyde. En comparaison, une personne qui fume un paquet de cigarettes papier par jour absorbe environ 3 milligrammes de ce cancérigène.
 
Sur le long terme, l'inhalation de 14 milligrammes de cette substance nocive chaque jour pourrait multiplier par 5 à 15 fois le risque de cancer, selon de précédentes études.
 
Mais cette recherche ne reflète pas la réalité, estime Peter Hajek, directeur de la division sur le tabagisme à la faculté de Médecine et de dentisterie de Londres, qui n'a pas participé à l'étude. "Quand les fumeurs de cigarettes électroniques surchauffent le liquide cela produit un goût âcre désagréable ce qu'ils évitent de faire", explique-t-il dans un communiqué. Selon lui, aucun doute : si la vapeur de cigarette électronique n'est pas aussi sûre que l'air pur des montagnes, elle est toutefois bien moins nocive que la cigarette conventionnelle.
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MessageSujet: Re: L’ e-cigarette : c’est bien ou pas bien ?   Aujourd'hui à 1:14

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