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 Convention pour le secteur laitier marocain

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MessageSujet: Convention pour le secteur laitier marocain   Dim 10 Mai - 19:36

L’objectif de la convention : atteindre à l’horizon 2020 un niveau de consommation de 350 à 400 grammes d’équivalent lait par personne et par jour comme le stipule la norme nutritionnelle internationale.

La convention a été signé le 21 avril 2009, elle couvre la période 2009-2014. Elle vise l’augmentation de la production laitière à des coûts compétitifs.

Les résultats actuels  s’expliquent par plusieurs insuffisances, dont notamment la faiblesse de la productivité du cheptel en raison de la dominance de la race locale peu productive (pas sympa pour les vaches marocaines ).


Les objectif chiffrés  :

- Production nationale du lait à 3 milliards de litres à l’horizon 2014 (en 2008, la production de lait était de 1,7 milliard de litres pour une couverture de 85% des besoins)

- L’amélioration des conditions de vie des producteurs. Ainsi, le chiffre d’affaires escompté en 2020 au niveau de l’amont laitier (production) est de 15 milliards de DH. Ce qui devrait multiplier par 2, voire 3, les revenus des producteurs.


Un objectif qui passe essentiellement par l’amélioration du rendement des vaches laitières, du savoir-faire des producteurs en matière d’alimentation du cheptel et la protection sanitaire.

L’investissement global prévu est de 12 milliards de DH générant 40.000 emplois permanents.


La filière en chiffres

La filière laitière au Maroc a un chiffre d’affaires atteint 7,85 milliards de DH. Actuellement, le secteur compte 82 unités industrielles dont 2 contrôlent 80% du marché. Avec 400.000 producteurs, il assure 461.000 emplois permanents.


Malgré une croissance soutenue durant les dix dernières années (2003-2013) , la consommation de lait et de ses dérivés demeure faible au Maroc.
 
Seulement 55 litres consommés par habitant et par an, selon les industriels. Ce qui place le Maroc parmi les pays où l’on consomme le moins de lait.
 
La principale raison serait, selon les associations de protection des consommateurs, le prix qui reste quand même assez élevé. Un litre de lait frais coûte 7 DH et pour l’UHT le  consommateur doit débourser 8,50 DH. «Comme le budget lait doit être conséquent pour les familles nombreuses, le choix est donc vite fait : on consommera du thé», explique le président d’une association de protection des consommateurs. Dans les campagnes, ajoute
cette même source, la consommation de lait reste également faible puisque la boisson privilégiée reste le thé.
 
Si, il y a quelques années, la difficulté de gérer les périodes de haute et basse lactation expliquait la faible consommation, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les industriels planifient leur production, ce qui permet de constituer des stocks et donc d’approvisionner  régulièrement le marché.
 
Et pour preuve, il n’y a plus de pénurie de lait en période de forte consommation, notamment au cours du mois de Ramadan. Ils essaient aussi de maintenir les prix malgré l’instabilité de ces derniers en amont et le renchérissement du prix de la poudre de lait et des aliments de bétail.
 
C’est pourquoi Copag, deuxième opérateur du marché laitier avec une part de marché de 25% et producteur de la marque Jaouda, a opté, afin d’éviter une hausse du prix au consommateur, pour la fixation d’un prix unique aux producteurs, que ce soit en période de basse ou de haute lactation.
 
La grande distribution a facilité l’approvisionnement du marché
 
En moyenne, le prix du litre payé au producteur se situe entre 3,40 DH et 4 DH en basse lactation et varie de 2,97 DH à 3,70 DH en période de haute lactation.
 
De son côté, Centrale Laitière, leader du marché avec une part de 63%, a fait le choix délibéré de ne pas répercuter la hausse des prix des intrants. Ce qui a nécessité de lourds efforts entrepris pour le renforcement de la dynamique de la productivité. Ces efforts pour la maîtrise des prix et les stratégies industrielles pour la maîtrise de l’approvisionnement du marché ont donné leur fruit puisque l’on enregistre une hausse régulière de la consommation de lait
et de produits dérivés.
 
Ainsi, sur les cinq dernières années, le marché a enregistré une croissance de 7,6% et 16% respectivement pour le lait et les produits dérivés. Une évolution due aussi au développement de la grande distribution qui garantit, grâce à la chaîne de froid, une large distribution des produits à travers le pays. C’est également dû à la diversification et à l’innovation : chaque année, les industriels mettent, en moyenne, 3 à 4 produits nouveaux sur le marché. Par exemple, pour l’année 2013, Copag travaille sur six projets de lancement.
 
Aujourd’hui, la production nationale permet de satisfaire 90% des besoins du marché en lait et en produits laitiers. Le reste est couvert, selon les professionnels, par les importations de lait en poudre et de beurre.
 
Réalisant un chiffre d’affaires global de près de 10 milliards de DH, le secteur laitier est largement dominé par deux opérateurs, Copag et Centrale Laitière, qui contrôlent près de 80% du marché. Le reste est détenu par des petites entités comme Colainord, Best Milk, Safi Lait, Domaine Douiet (la marque Chergui) et Colaimo.
 
Au côté de ce segment structuré du marché, un réseau informel s’est constitué au niveau de la
collecte. Naturellement, il est dénoncé par les industriels en raison des risques sanitaires qu’il représente pour les consommateurs.
 
Une production de 4.5 milliards de litres attendue en 2020
 
Le coût de la matière première est en augmentation et le prix de vente ne suit pas toujours, mais le marché laitier reste prometteur.
 
C’est pourquoi le Plan Maroc Vert, à travers le contrat-programme signé par le ministère et les professionnels, vise le développement de la productivité en vue d’atteindre les normes internationales.
 
L’objectif est de produire 3 milliards de litres en 2014 et 4,5 milliards de litres à l’horizon 2020. Il est prévu un chiffre d’affaires en amont de 15 milliards de DH. Il permettra donc l’amélioration du niveau de vie des éleveurs, qui verront leurs revenus doubler ou même tripler.
 
En aval, le secteur devrait générer 18 milliards de DH. Pour y arriver, le contrat programme prévoit un investissement de 12 milliards de DH permettant la création de 40 000 emplois permanents.
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