Promoteurs et agents immobiliers, banquiers et notaires s’accordent à dire que le marché connaît des perturbations. Pour Marrakech et Tanger par exemple, des baisses importantes allant jusqu’à 20 voire 25 %.
A Casablanca, une résistance des prix même s’il y a moins de transactions. La raison : les revenus sont plus importants à Casablanca comparativement aux autres villes. De plus, l’absence de l’offre et surtout de la réserve foncière participe au maintien des prix. Cependant, le haut de gamme a accusé une petite régression de 10% dans des quartiers comme Val fleuri.
Si les promoteurs réalisaient des gains de 150% il y a un an, ils ont revu leurs prétentions à la baisse pour se contenter de 70 à 75% de marges (c'est énorme comme marge....... Ceux qui doivent rembourser des crédits acceptent de faire des efforts sur les prix sans pour autant vendre à perte
Les quartiers chic de la métropole tels que Racine, Maârif, Gauthier et Massira Al Khadra, les logements neufs se vendent entre 17 000 et 20 000 DH le m2, alors que le logement ancien varie entre 13 000 et 15 000 DH.
Dans les quartiers un peu moins huppés tels que boulevard Ghandi ou encore 2 Mars, les prix du neuf se situent entre 14 000 et 15 000 DH le m2 contre 11 000 à 12 000 DH pour l’ancien.
Dans les quartiers populaires (Sidi Moumen, Sidi Othman ou Oulfa), les prix du m2 varient entre 5 000 DH pour les logements anciens et 7 000 DH pour le neuf.
A Rabat, les prix des terrains nus n’ont pas beaucoup bougé. Mais ce n’est pas le cas pour les logements en copropriété dans le haut standing dont les prix ont accusé une baisse qui atteint les 15% . Dans le quartier de l’Agdal, le prix d’un appartement se situe entre 15 000 et 25 000 DH le m2, alors que le terrain nu à usage d’immeubles se négocie entre 18 000 et 25 000 DH/m2.
Au quartier Hassan, les appartements de moyen standing sont vendus entre 12 000 et 15 000 DH le m2.
à Youssoufia et Takaddoum, pourtant considérés comme des quartiers populaires, un appartement moyen standing vaut entre 10 000 et 12 000 DH le m2.
Le temps du logement social est révolu, «du moins jusqu’à la mise en œuvre effective des outils d’accompagnement censés redynamiser cette branche».
Au niveau du très haut standing, «c’est la rareté voire l’absence du foncier dans les grandes villes telles que Rabat et Casablanca qui a causé le blocage du marché».
Mais la plus grande inconnue, estime la même source, concerne sans aucun doute le moyen standing. «Ce marché a été délaissé depuis quelques années déjà. En dehors du programme de logements mixtes qui vient d’être lancé par le ministère de l’habitat et dont on n’a pas encore constaté la mise en œuvre, le gouvernement n’a jamais mis en place une stratégie dédié au moyen standing.
Ce dernier se situe généralement entre 300 000 DH, dans une ville de l’intérieur, et 1,2 MDH voire 1,5 million dans la région de Casablanca.
Exemple des projets immobiliers qu’il finance dans des quartiers comme Bernoussi ou encore Sidi Moumen ou le m2 construit coûte 9 000 DH. «Même si le promoteur assure qu’il s’agit d’un logement de moyen standing, rares sont les cadres qui paieront 1,1 million de DH pour un appartement de 120 m2 à Bernoussi»