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 La mode "éthique"

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MessageSujet: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeLun 11 Jan - 17:20

2010 sera l'année de la mode "verte", qu'on se le dise. Du jean à la robe de mariée en passant par la lingerie, les chaussures ou le jogging, tous les rayons de l'habillement y passent.

Si on a longtemps reproché aux vêtements bio leur manque de goût, les créateurs rivalisent désormais d'innovation pour proposer des collections à même de séduire tous les consommateurs.

La jeune griffe française Sébola, a développé une gamme de vêtements alliant éthique, esthétique et technique, confectionnés à base de bois ou de polyester recyclé.

Si vous en connaissez d’autres marques éthiques la page est à vous.

Les chiffres

Pourtant, la mode éthique peine à émerger. Selon une récente étude de l'IFM, 35 % des consommateurs ignorent l'existence d'une offre d'habillement bio et/ou équitable.

Contrairement à d'autres secteurs, comme l'alimentation ou l'automobile, la mode responsable pêche par son manque de publicité et sa distribution. Résultat : une offre peu visible et encore limitée.

Signe encourageant : les Français sont chaque année plus nombreux à acheter des vêtements bio ou éthiques, note l'IFM. Une tendance qui s'accompagne d'une prise de conscience croissante : "Les gens commencent à se poser des questions sur la provenance des produits. Et quand l'impact carbone sera visible sur chaque vêtement (l'affichage carbone obligatoire sur les produits de grande consommation est prévu pour 2011), ça les poussera forcément à modifier leurs critères d'achat", conclut Evelyne Chaballier.


Dernière édition par Admin le Sam 25 Mai - 13:02, édité 1 fois
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sabrina coquemont




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MessageSujet: ma marque éthique et bio préférée : Machja   La mode "éthique" Icon_minitimeJeu 28 Jan - 13:17

Bonjour,
Je ne sais pas si vous connaissez cette marque corse à la fois éthique et bio qui est déjà très à la mode. Venez faire un tour sur www.machja.fr vous ne serez pas déçus : des jeans bio, des robes bio, des chemises bio... pour tous les goûts! et ce qui ne gâche rien , le prix est tout à fait raisonnable et les vetements sont tout à fait tendance et super sympa. Le bio et l'équitable, je suis sûr que ça va marcher quand je vois ce genre de marque devenir des références en matière de mode.
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MessageSujet: Re: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeDim 21 Mar - 18:41

Selon une étude de l’Institut français de la mode (IFM) d’octobre 2009 : 42% des français ne voit pas ce que le terme éthique recoupe pour un vêtement.

Il me semble que c’est situé entre ces 3 points :
- Respecter les droits des travailleurs
- Minimiser l’impact sur l’environnement de l’ensemble du cycle de vie de leurs produits
- Pérenniser des savoir-faire locaux.

Mais le “slow wear” ne se résume pas à la fabrication. Face aux cadences toujours plus rapides de la mode classique, et aux fashion weeks qui s’enchaînent, certains créateurs reconsidèrent le facteur temps et la durée de vie du vêtement, avec la volonté de transmettre un état d’esprit.

(Vous vous situez comment par rapport à ces points Sabrina ???)

La mode éthique a son propre défilé, l’Ethical Fashion Show, dont la 7e édition se tiendra du 25 au 28 septembre 2010 pendant la fashion week parisienne.
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MessageSujet: Re: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeJeu 8 Avr - 14:04

d’un côté je pense beaucoup de bien de ce nouveau mouvement, d’un autre, il ne faut pas être dupe!

naturel ne veut pas dire écologique, est-ce que du coton bio qui a fait des milliers de kilomètres est moins polluant que du chanvre français non bio ???
et est-ce que la caséine de lait et autre maïs (peut-être OGM) ne risquent pas de poser les mêmes problèmes que les éco-carburants ; s’habiller au dépend de la nourriture des populations locales ??
pour le commerce équitable, je pense que pour être cohérente la démarche doit rester modeste. il faut s’orienter vers des petits créateurs qui ne s’appuient pas sur la grosse machinerie des distributeurs qui elle ne l'est pas souvent (équitable je veux dire).

Mais il y a des initiatives supers, je vous suggère d’aller voir sur www.enbutinant.com. ça ne fait pas de bruit, mais j’aime beaucoup ses créations.

cela dit, il ne faut pas être pessimiste, la prise de conscience globale, c’est déjà un bon début.
Very Happy
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MessageSujet: Re: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeJeu 13 Mai - 17:09

Je suis tout à fait d'accord avec le point que vous soulevez. J'ai cherché et j'ai trouvé quelques définitions (voir ci dessous). J'ai une petite question : votre production vous la commercialisez en partie au Maroc ????


Le commerce équitable. L'article 60 de la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises précise que "le commerce équitable organise des échanges de biens et de services entre des pays développés et des producteurs désavantagés, situés dans des pays en développement". Il ajoute que "ce commerce vise à l'établissement de relations durables ayant pour effet d'assurer le progrès économique et social de ces producteurs".
Dans un rapport remis en 2005 au premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le député Antoine Herth (UMP, Bas-Rhin), définit quelques notions qui entrent toutes dans une démarche d'achat dit "responsable".

Le commerce éthique. Il a pour objectif de favoriser et de développer les bonnes conditions de travail chez les producteurs, dans le respect des normes fondamentales de l'Organisation internationale du travail. Mais il exclut, à terme, les petits producteurs les plus défavorisés.

Le commerce solidaire. Il vise essentiellement un commerce appliqué à l'intérieur d'un même pays. Les achats solidaires désignent généralement les produits fabriqués par des associations de solidarité (jeunes en réinsertion, personnes à mobilité réduite) ou de protection de l'environnement.

Le commerce alternatif. Cette expression est encore utilisée dans le monde associatif des magasins commercialisant exclusivement des produits issus du commerce équitable, complétés par une gamme de produits du terroir local.
[b]

Une commission nationale du commerce équitable donnera une reconnaissance publique aux labels qui la mériteront. Cette commission, dont la création était prévue depuis 2005, vient d'être installée par Chantal Jouanno et Hervé Novelli, secrétaires d'Etat en charge de l'écologie et de la consommation.

Lors de sa première réunion, le 19 mai, elle devrait discuter le contenu du "référentiel de certification" sur le fondement duquel la reconnaissance sera accordée ou pas. Cette dernière ne devrait pas prendre la forme d'un logo, mais d'une communication via l'Institut national de la consommation.

Or, "peu de systèmes de garanties respectent les critères du commerce équitable", assure Julie Stoll, coordinatrice de la Plate-Forme pour le commerce équitable, collectif national de concertation et de représentation.

La notoriété du commerce équitable est forte, mais le panier moyen n'était que de 4,94 euros par habitant en 2009 (contre 0,20 euro en 2001).
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MessageSujet: Re: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeJeu 13 Mai - 18:07

Bonjour,

Je n’ai pas bien compris sur quels points vous n’étiez pas d’accord, et c’est dommage car un débat est toujours enrichissant.

Concernant les définitions qui vous avez transmis ; même si elles permettent d’avoir un référentiel, les exemples qui me viennent à l’esprit sortent du cadre.

Par exemple la certification commerce équitable de Max Havelaar (voire celle d’Artisans du Monde) semble davantage rentré dans la définition du commerce solidaire que celle du commerce équitable.
Je m’explique ; j’ai visité des coopératives travaillant le café avec Artisans du Monde en Equateur. Les plus petits producteurs se sont trouvés mis en marge ; le succès du café a entraîné une plus grande demande, donc une plus grande production, et petit à petit une sorte de « normalisation » (principalement dans la taille des grains) de cette production pour garantir une qualité constante des produits. Cette normalisation a exclut de fait les plus petits producteurs ne pouvant, faute de moyen, satisfaire cette normalisation.
je sais c'est du café, pas de la mode, mais cette logique peut s'appliquer au textile

Et c’est aussi ce que je reproche à Max Havelaar.
Définitions mises à part, comment peut-on garantir un commerce équitable lorsque seule l’équité des échanges avec les petits producteurs est respectée. Du commerce équitable distribué en grandes surfaces est presque aberrant. Les grandes surfaces ne sont pas des modèles d’éthique (marges substantielles, emplois précaires, multiplications des temps partiels…)
En revanche, l’organisme Minga est l'un des plus cohérents que je connais. Il intègre dans sa certification « commerce équitable » d’une part l’équité des échanges avec les producteurs, mais aussi celle des vendeurs.
Il encourage les filières courtes (le moins d’intermédiaires possibles jusqu’à la commercialisation) ce qui garanti aussi l’équité pour le consommateur.

Vous parlez de ma production, celle de la marque en butinant ?? elle est vendue en France essentiellement.


je me sens d'humeur militante aujourd'hui, mais rassurez-vous, je ne mors pas
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MessageSujet: Re: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeVen 14 Mai - 12:58

Je ne vois pas pourquoi vous parlez de désaccord. J'ai commencé mon message par : "je suis d'accord....."

Je suis d'accord sur les éventuels contradictions qui peuvent apparaitre parce que moi aussi je me pose les mêmes questions : Est ce mieux d'acheter du bio qui a traversé des milliers de kilomètres ou préviligier le non bio qui vient d'à côté????

Je suis également d'accord sur la taille des intervenants. Plus on est gros, plus on est éloigné de la réalité des choses et on raisonne depuis des tableaux de bord sans prendre conscience des repercutions sur le facteur humain. Un entrepreneur individuel côtoie tous les jours les personnes avec qui il travaille et y plus sensible à leurs conditions.

Côté certifications, vous me semblez bien connaitre votre sujet, et je pense que vous avez votre mot à dire pour la comission qui va préparer les nouveau labels.
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MessageSujet: Re: La mode "éthique"   La mode "éthique" Icon_minitimeDim 19 Mai - 20:20

L'effondrement, le 24 avril 2013, d'un immeuble de bureaux transformé en atelier de confection géant pour plusieurs marques, dont plusieurs grands noms occidentaux (Benetton, Mango, Primark...), a coûté la vie à plus de 1 200 personnes.

Le Bangladesh accuse un retard inquiétant en matière de conformité avec les standards internationaux du droit du travail. Cette phase de croissance frénétique de l'industrie textile, qui se fait aux frais d'une classe ouvrière surexploitée.

Le Bangladesh est le 2ème exportateur au monde de vêtements

Après 15 ans de réduction des coûts dans la fabrication des vêtements, en grande partie grâce à la fin du protectionnisme sur ce secteur et aux nombreuses délocalisations en Chine, les acteurs du textile ont vu leurs marges rognées par un renversement de tendance. Face à la hausse des salaires en Chine, au désintérêt des travailleurs pour ce secteur jugé dégradant, et à la priorité désormais donnée au marché intérieur chinois et aux industries à plus forte valeur ajoutée, le Bangladesh apparaissait comme l'outsider évident pour la décennie à venir.

Tout comme la Chine dans sa période faste, le Bangladesh est doté des deux mamelles nécessaires à l'épanouissement d'une industrie intensive en main-d'œuvre : de faibles coûts associés à de larges capacités de production.

Fort de ses 3 à 4 millions de travailleurs – les sources divergent – répartis dans plus de 5 000 usines, le pays a supplanté ses voisins indien, pakistanais, vietnamien, cambodgien ou indonésien. Des accords commerciaux noués avec l'Union européenne et les Etats-Unis ont en outre donné à Dacca la possibilité d'exporter à moindre frais.

Le Bangladesh n'est en effet que le dernier héritier du "moment tee-shirt", expression utilisée par un chroniqueur du New York Times pour désigner cette phase d'essor du secteur, qui culmine lorsque les ressources humaines et matérielles sont utilisées au maximum, avant de progressivement laisser la place à des industries à plus forte valeur ajoutée. Le secteur textile décline alors sous le poids des avancées sociales, et se transfère dans un autre pays, aux coûts de fabrication encore plus faibles.

L'atelier textile du monde se situait au Royaume-Uni au XVIIIe siècle, il s'est déplacé aux Etats-Unis (dans le nord-est du pays au XIXe siècle puis dans le Sud au début du XXe siècle). Depuis environ 80 ans, note le NYT, ce sont les pays d'Asie qui sont entrés dans la "phase tee-shirt" : le Cambodge, le Vietnam, l'Inde dans une moindre mesure, le Sri Lanka sont progressivement en train de sortir de cette phase et commencent à diversifier leur économie grâce notamment à une meilleure formation de leur main-d'œuvre et à des progrès réalisés concernant les conditions de travail.

Conclusion : si vous voyez venir les usines de textile s'installer en masse dans votre pays, inquiétez vous. ça veut dire que c'est votre pays qui propose les prix les plus bas aux acheteurs et les conditions les plus dégradées à ses salariés

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/14/le-bangladesh-l-outsider-du-textile_3173837_3234.html
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