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 Le microcrédit : miracle ou désastre ?

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MessageSujet: Le microcrédit : miracle ou désastre ?   Le microcrédit : miracle ou désastre ? Icon_minitimeJeu 14 Jan - 19:25

- Pour beaucoup le microcrédit est bien plus qu'un simple instrument financier. Pour eux, le microcrédit devrait favoriser une transformation en profondeur de la vie des plus pauvres. Donner cet outil financier à des familles - et souvent à des femmes, ce qui est sans doute encore plus important - leur assurerait non seulement un moyen de vivre mais une dignité, les conduirait à investir plus pour leur santé ou l'éducation et à réduire la discrimination contre les femmes et les petites filles. Certains sont allés jusqu'à suggérer qu'en accordant aux femmes l'accès à un capital, le microcrédit permettrait de lutter contre le sida...

- Certains sont sceptiques, voire hostiles. Ils considèrent les banquiers du microcrédit comme de nouveaux usuriers qui exploitent l'incapacité des plus pauvres à résister à la tentation de l'emprunt ; ils soulignent que les taux d'intérêt, souvent présentés de manière obscure, restent très élevés par rapport à ce que paient les plus riches. Ces critiques attribuent même au microcrédit les suicides de paysans surendettés, soumis à une pression indue exercée par les agents de prêts. En effet, ceux-ci, rémunérés en fonction du nombre de clients et de leur taux de remboursement, sont incités à pousser à l'emprunt d'abord, et à forcer au remboursement par tous les moyens ensuite.

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MessageSujet: Re: Le microcrédit : miracle ou désastre ?   Le microcrédit : miracle ou désastre ? Icon_minitimeLun 22 Mar - 22:26

Un rapport récent de l'Inspection générale des finances (IGF) a évalué à 48.000 le nombre d'emplois sauvegardés grâce au microcrédit en 2008, et à 100.000 les demandes potentielles ; un chiffre qui va de pair avec un contexte économique difficile.

Le rapport déplore cependant le peu de lisibilité de l'offre actuelle, due à un "foisonnement d'initiatives nationales ou locales, publiques ou privées". Le rapport pointe également l'absence de "définition légale ou réglementaire" du microcrédit en France.

Afin de remédier aux failles pointées par le rapport et développer ce mode de financement alternatif, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a annoncé 4 mesures, dont 2 ont été intégrées au projet de loi de réforme du crédit à la consommation. Le texte sera débattu par les députés le 24 mars.

En France, c'est l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) qui a développé le concept imaginé par Muhammad Yunus. Cet économiste et entrepreneur du Bangladesh a fondé la première institution de microcrédit, ce qui lui a valut le surnom de "banquier des pauvres", et, accessoirement, le prix Nobel en 2006.

L'Adie se substitue aux banques pour prêter à des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique qui souhaitent créer leur entreprise et leur propre emploi, avec des taux d'intérêt d'environ 13%. Les publics visés sont les plus défavorisés : 77% des clients de l'Adie par exemple ont un niveau scolaire inférieur au baccalauréat, 5% d'entre eux sont illettrés et 43% sont titulaires des minima sociaux. D'autres associations ont également vu le jour au niveau régional.

Outre ce système "classique", existe en France un microcrédit "bancaire" porté par des associations comme France Initiative, qui accorde des prêts d'honneur à taux zéro permettant de déclencher des prêts bancaires, ou France Active, qui garantit des prêts bancaires.

En 2008, 13.000 microcrédits destinés à la création d'entreprises ont ainsi été distribués par les associations selon le rapport de l'IGF, dont 12.500 par la seule Adie pour un montant de 35 millions d'euros.

Les banques, à la suite de prêts d'honneur ont, elles, distribué la même année 10.000 crédits inférieurs à 25.000 euros. A elle seule, l'Adie a créé environ 12.000 emplois en 2008, auxquels s'ajoutent 36.000 emplois créés ou maintenus grâce aux autres réseaux d'accompagnement.

A 3 ans, les entreprises financées par le microcrdit sont plus pérennes (à environ 80%) que celle de la moyenne des jeunes entreprises (environ 65%), selon le rapport. Une différence qui s'explique par une sélection rigoureuse des dossiers et un accompagnement des bénéficiaires sur le terrain.
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MessageSujet: Re: Le microcrédit : miracle ou désastre ?   Le microcrédit : miracle ou désastre ? Icon_minitimeMer 15 Jan - 13:35

La 2ème édition du prix national du micro-entrepreneur, a été une occasion pour mettre en évidence les apports d’une activité parmi les plus performantes au niveau mondial.
 
En effet, depuis son apparition au Maroc il y a moins de 20 ans, le microcrédit a profité à plus de 4,5 millions de personnes (40% des populations servies dans la région arabe) avec des crédits accordés de l’ordre de 39 milliards de DH et près d’un million d’emplois créés.
 
«Ce type de financement s’est imposé en tant qu’instrument essentiel de la lutte contre la précarité en améliorant considérablement les revenus des bénéficiaires ainsi que leur vécu et leur entourage, et a répondu à un véritable besoin, notamment en raison de l’existence d’un secteur informel important», affirme M’hammed Grine, président du jury du prix national du micro-entrepreneur.
 
Selon lui, l’échantillon des nominés, représentatif de toutes les associations de microcrédit, a eu un crédit initial compris entre 1 000 et 5 000 DH. «Les bénéficiaires, chacun selon son métier, ont fructifié cette dotation dérisoire, avec l’aide des agents de terrain, pour en faire une source de revenu stable allant de quelques centaines de dirhams à 13 000 ou 15 000 DH mensuellement pour les plus chanceux», ajoute-t-il.
 
Ces propos sont confirmés par les résultats de l’enquête du Centre Mohammed VI de soutien à la micro-finance solidaire qui démontre que pour 93% des bénéficiaires du microcrédit, 79% ont pu augmenter sensiblement leurs revenus, 62% ont pu développer leur activité, 58% ont amélioré leur niveau de vie et 18% sont parvenus même à aménager un logement avec le revenu procuré par l’activité financée.
 
Cela dit, le micro-entrepreneur type est une femme âgée de 26 à 65 ans, généralement analphabète, qui aborde souvent le microcrédit pour la première fois en contractant une somme qui ne dépasse pas les 1 000 DH pour s’organiser ensuite dans un crédit solidaire avec d’autres femmes du même lieu de résidence.
 
Les micro-entrepreneurs plus prompts à rembourser leur crédit
 
Par activité financée, le commerce, les services et les métiers manuels constituent 73% des secteurs financés par le microcrédit.
 
Par ailleurs, les professionnels sont unanimes à affirmer que les micro-entrepreneurs font de plus en plus preuve de régularité et d’exemplarité en matière de remboursement.
 
Les plus invétérés qui rassemblaient des prêts croisés de différentes associations n’ont plus le choix du fait que la Centrale des risques est opérationnelle depuis un an.
 
De plus, l’assainissement des portefeuilles se poursuit ainsi que la mise à niveau des dispositifs de contrôle et de gestion des risques, pour ne pas revivre le scénario de 2008, année pendant laquelle le taux d’impayés avait atteint un niveau sans précédent. 
 
Notons que le milieu urbain concentre 63,6% des prêts distribués contre 34,6% pour le rural.
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MessageSujet: Re: Le microcrédit : miracle ou désastre ?   Le microcrédit : miracle ou désastre ? Icon_minitimeVen 14 Fév - 13:25

Je dressais la dernière fois un tableau très positif sur l’impact du micro-crédit sur ses bénéficiaires.
 
Malheureusement il y a toujours des abus (et du lourd, si les accusations se confirment).
 
L’association mise en cause est Inmaa, un organisme de microcrédit qui a débuté ses activités à Ouarzazate en 2001. Il est soupçonné de profiter de l’illettrisme des femmes.
 
 
Pour rappel,  l’agrément du ministère des Finances fixe à 2% le profit des organismes de microcrédits sur les crédits octroyés en zone rurale, les militants révèlent que « sur le terrain, ils ont appliqué entre 17% et 400% ».
 
D’après Amina Mourad et Benacer Smaïni :
-         de nombreuses victimes ont perdu leurs maisons,
-         plusieurs familles ont été dépossédées de leurs terres.
-         Ces associations ont donné des crédits à des étudiants. Ce qui n’est pas normal
-         Des femmes se prostituent pour rembourser les crédits
-         Certaines femmes ont été abandonnées par leurs maris, se retrouvant seules à élever 4 ou 5 enfants
-         Certaines femmes se sont suicidées
 
Cela a entraîné un lourd endettement pour une grande partie de la population d’Ouarzazate. Dans certaines communes rurales d’Ouarzazate, les femmes doivent rembourser une somme globale dépassant les 100 millions de dirhams.
 
Dernier épisode : Amina Mourad et Benacer Smaïni, responsables de l’association de défense des victimes des microcrédits d’Ouarzazate ont été condamnés à 1 an de prison ferme. Ils étaient poursuivis pour  escroquerie, diffamation et menaces par un organisme de microcrédit. Ils sont soutenu par l’ONG Attac Maroc .
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MessageSujet: Re: Le microcrédit : miracle ou désastre ?   Le microcrédit : miracle ou désastre ? Icon_minitime

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