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 Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes

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MessageSujet: Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes   Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes Icon_minitimeJeu 29 Déc - 19:00

Initié par la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Fès (Radeef), ce projet est situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Fès, dans la localité d’Aïn Kansara (Province de Moulay Yacoub).

L’objectif est de réaliser une station, première du genre dans l’Afrique du nord, à même d’avoir des impacts positifs sur le moyen Sebou, la santé de la population, l’irrigation, l’abreuvage des animaux, les conditions de potabilisation de l’eau, les conditions socio-économiques de la population…», indique Mohamed Meziani, adjoint au directeur général de la Radeef, chef du département Step/environnement.

Le taux de réalisation a déjà atteint plus de 60%. Si les travaux de construction s’achèveront dans quelques semaines, la partie équipement prendra au moins 6 mois d’autant plus que plusieurs matériaux sont importés de l’étrange.

Une fois mise en service, la station comportera deux filières de traitement.
Une pour l’eau
Une pour les boues.

La première regroupera des bassins de dégrillage, dessablage-déshuilage, décantation primaire, aération, décantation secondaire.

La seconde fonctionnera avec des épaississeurs des boues primaires + flottateurs des boues secondaires, digestion, déshydratation, chaulage…

La Radeef a prévu également de doter cette station d’une unité de cogénération d’électricité à partir du biogaz récupéré des digesteurs anaérobiques. Notons que la mise en place de cette option s’inscrit dans le cadre d’un développement propre et dont le coût est estimé à 70 millions de DH. Ce qui permettra de réduire de façon significative l’émission de gaz à effet de serre (GES) en captant près de 15.000 m3/j de méthane pour produire environ 22 millions K
Wh/an d’électricité, soit 50 à 70% des besoins de la station en énergie électrique.

En outre, la future station traitera l’ensemble des eaux usées permettant ainsi d’assurer leur rejet dans un milieu récepteur après un traitement compatible avec les exigences de l’environnement.

Sa capacité de traitement est estimée à un débit de 120.000m³/jour.

L’objectif est surtout d’améliorer les conditions sanitaires de la population, l’irrigation de l’agriculture, l’élevage des bovins et de préserver la nappe phréatique.

Pour les initiateurs du projet, l’oued Sebou est actuellement, l’un des oueds les plus pollués à l’échelle nationale, avec des répercussions néfastes sur la santé, l’irrigation et la potabilisation de l’eau. Les rejets des eaux usées de Fès (~37 millions m³/an) participent à cette pollution à hauteur de 40%. Ainsi, la dépollution de l’oued Sebou est une priorité nationale qui passe impérativement par l’épuration des eaux usées de Fès. D’où, la nécessité d’une telle station.

«Une fois construite, celle-ci pourra être éligible au Mécanisme de développement propre (MDP) issu du Protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre», rappelle Meziani.

Voilà ce qui se passe quand on ne traite pas l'eau
Au cours de l’été 2011, l’anoxie du milieu aquatique dans l’oued Moulouya avait provoqué la mortalité subite de milliers de poissons, de brebis, vaches, sangliers et détruit des cultures agricoles.

Face au désastre, les accusations se sont automatiquement tournées vers les eaux usées, polluées, déversées dans le milieu. Ce drame écologique a remis la question de la pollution des cours d’eau marocains au cœur de l’actualité. L’affaire de Moulouya a fait des vagues, mais n’est que la partie visible de l’iceberg en ce qui concerne la pollution des rivières.

Selon un rapport en 2011, du secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’environnement (SEEE), l’oued Bouregreg et le Sebou restent les plus touchés par les rejets. «Plus de 60% des eaux usées sont localisées dans les bassins de ces fleuves», indique le document. A la lecture de l’étude, il est aisé de constater que les cours d’eau marocains sont loin d’en finir avec la pollution et que l’on devrait s’attendre au pire, si l’on ne réalise pas les infrastructures adéquates, capables de réduire ce fléau. Car le volume des eaux usées brutes devra considérablement croître dans les prochaines années. Il a été évalué à 640 millions de mètres cubes en 2010, à 753 millions de m3 en 2015 et devra dépasser le milliard de m3 à l’horizon 2030, dans l’ensemble des centres étudiés par le SEEE.

Ces eaux usées brutes sont celles qui n’ont pas été traitées et proviennent essentiellement de rejets de particuliers ou encore d’installations industrielles et agricoles. Au Maroc, elles sont générées par les industries alimentaires et agricoles que sont les sucreries, les huileries, les sociétés oléicoles. Il y a également les rejets en provenance des industries textiles telles que la filature, le tissage, la confection ainsi que des industries chimiques et parachimiques. Les responsables de cette pollution sont aussi les industries de cellulose, les tanneries, les raffineries, les papeteries. Sans oublier les industries des minéraux non métalliques, des sociétés de fabrication de boissons, ainsi que les industries mécaniques et électriques (affinages des métaux, fonderies, chaudronneries). Face à l’ampleur des dégâts, Najiba Serghini Alami, militante du Parti de l’environnement et du développement durable (PEDD) est formelle: «Si nous devions porter un jugement global sur l’état de nos rivières, nous dirions qu’elles sont globalement stressées». Le Maroc commence à prendre conscience de l’impact de ces eaux usées sur ces cours et des initiatives émergent pour lutter contre ce phénomène.

Normes
La loi n°10-95 régissant la gestion de l’eau soumet à autorisation tout rejet d’origine industrielle. Cette autorisation est assortie d’une redevance payable par le bénéficiaire. En ce qui concerne l’industrie sucrière, des normes sur les rejets seront appliquées à partir du 17 août 2012. Trois paramètres sont pris en considération. D’abord, le débit du rejet qui ne doit pas excéder celui du cours d’eau. La norme fixe ensuite le volume des matières en suspens. Elle définit enfin le paramètre biochimique (mesure de l’équilibre d’oxygène). Toujours est-il que les eaux rejetées doivent subir au préalable un traitement selon les procédés appropriés.


Dernière édition par Admin le Sam 3 Mar - 23:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes   Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes Icon_minitimeVen 30 Déc - 2:06

bonsoir,
je sais pas comment pensent les responsable de ce pays, normalement la quantités des dechets est proportionnelle au nombre des habitants. fés est classé deuxieme apres casablanca et malgrés ca marrakech est doté d'une station d'épuration et fés non.

cordialement,
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MessageSujet: Re: Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes   Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes Icon_minitimeDim 1 Jan - 18:37

je pense que pour Marrakech, il y avait une urgence pour l'eau. La multiplication des golfs menaçait la ville.

Voir les chiffres : http://www.mizania.com/content/view/19/42/1/3/

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MessageSujet: Re: Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes   Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes Icon_minitimeMar 3 Jan - 16:27

Plus d'infos sur la station de Marrakech :

La station d’épuration des eaux usées de la ville ocre a été inaugurée jeudi 29 décembre 2011. La réalisation de cette infrastructure novatrice, première du genre au niveau du continent africain, a nécessité un investissement de près de 1,23 milliard DH. Elle possède une capacité de traitement des eaux usées pour 1,3 million équivalent-habitants.

Outre sa construction sur 17 ha, le projet a permis la mise en place d’un réseau de réutilisation des eaux épurées, constitué de 5 stations de pompage et de 80 km de conduites. L’ensemble permettra la production de 33 millions de m3 par an, ce qui représente aujourd’hui plus de la moitié de la consommation de la ville de Marrakech.

Il contribuera également à la promotion du biogaz et à la lutte contre les émissions de quelque 66.000 tonnes de gaz à effet de serre chaque année.

Répondant aux standards internationaux et utilisant les dernières technologies en matière de traitement des eaux usées, la nouvelle station d’épuration de Marrakech adopte un procédé d’épuration dit «à boues activées» suivi d’une filtration et d’une désinfection aux ultra-violets et au chlore.

Une formule qui permet de traiter les boues et les odeurs et de produire une eau de niveau «A», selon la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Cette eau sera réutilisable, sans restriction, pour l’irrigation, la recharge de la nappe phréatique et l’arrosage des espaces verts et des parcours de golf programmés dans le cadre des projets touristiques de la ville.

La station dispose aussi d’un système de cogénération d’énergie électrique à partir de biogaz produit par les digesteurs méthaniques, qui est de l’ordre de 30 mille Kwh/jour, couvrant ainsi quelque 50% des besoins en énergie électrique de la station à terme de sa réalisation.
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MessageSujet: Re: Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes   Construction de la station d’épuration des eaux usées (Step) à Fes Icon_minitimeMar 8 Mai - 13:05

Retour sur le scandale de l’affaire écologique de l’embouchure de la Moulouya, l’ événement qui avait choqué l’opinion publique.

Les photos de milliers de poissons morts et d’un fleuve noirci avaient fait le tour des réseaux sociaux, pour arriver à la télévision et aux journaux.

Aujourd’hui, cette affaire semble être réglée. «L’embouchure de la Moulouya est revenue à son état normal, même si des risques persistent», rassure Najib Bachiri, président de l’association Homme et Environnement et coordinateur du collectif Ecoloplateforme.

Dès le début de l’affaire cette association a porté son accusation sur l’entreprise Sucrafor. Les déchets que reverse cette dernière dans le fleuve, en particulier la nuit, réduirait l’oxygénation des poissons et donc causerait leur mortalité. A ce stade, les deux parties sont encore en procès devant le tribunal.

«A cause des grèves de la justice, les audiences ont été reportées plusieurs fois parce que certaines parties dans l’affaire, notamment le département des Eaux et Forêts, n’ont pas reçu leur convocation», regrette Bachiri.

A ce jour, aucun contact n’existe entre l’entreprise et le tissu associatif pour débloquer la situation. Mais l’affaire n’est pas au point mort. «Sucrafor comme d’autres entreprises de la région ont demandé les autorisations nécessaires pour la création de leur propre station d’épuration en conformité avec la réglementation», confie Mohamed Chtioui, directeur de l’Agence du bassin hydraulique de Moulouya. Cette démarche rentre dans le cadre du plan national d’assainissement liquide qui prévoit un investissement global estimé à 50 milliards de DH à l’échéance 2020.

La loi n°10-95 régissant la gestion de l’eau soumet à autorisation tout rejet d’origine industrielle.

En ce qui concerne l’industrie sucrière, des normes sur les rejets sont appliquées depuis le 17 août 2011. Aujourd’hui, le problème n’est plus au niveau de l’arsenal juridique mais dans le contrôle des entreprises. Même si les textes prévoient la mise en place d’une police environnementale, elle n’est pas encore opérationnelle. Ainsi, il n’y a aucun moyen de vraiment contrôler les niveaux de rejets de toutes les entreprises.
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