MIZANIA
MIZANIA
MIZANIA
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

MIZANIA

Forum du Consom'acteurs et du contribuable Franco-marocain
 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion
Pour le mois de Janvier 2012 : 33 442 Visites (1079/jour) et 50 994 Pages vues (1645 pages / jour)
Le forum dispose d’un compte sur Facebook : MIZANIA MAROC (79 amis)
Derniers sujets
Sujets similaires
Juin 2022
LunMarMerJeuVenSamDim
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   
CalendrierCalendrier
Le deal à ne pas rater :
Tome 34 édition collector de My Hero Academia : où le précommander ...
17.25 €
Voir le deal

 

 L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
Admin


Nombre de messages : 6565
Points : 14237
Réputation : 135
Date d'inscription : 06/05/2008

L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Empty
MessageSujet: L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail   L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Icon_minitimeVen 11 Mai - 16:37

Créé en 1974, l’OFPPT avait pour mission de répondre à un besoin pressant en termes de réinsertion des jeunes qui échouaient dans leurs études.

«Durant les années 70, le passage du niveau primaire au collège connaissait des taux catastrophiques ne dépassant pas 30%»

Au départ, l’idée était de permettre à ces jeunes qui n’ont pas réussi dans le parcours scolaire de bénéficier d’une formation initiale leur permettant d’intégrer le marché de l’emploi.

Les chiffres

Le système est destiné actuellement à 4 types de populations.

- Les jeunes issus du système scolaire
- Les jeunes en quête d’emploi
- Les salariés (formation continue)
- Les personnes handicapées et les détenus

Pour la saison 2010-2011, plus de 292.000 jeunes ont bénéficié des programmes de formation initiale, dont 64% au sein des établissements de l’OFPPT. S’y ajoutent 159.000 employés bénéficiaires de la formation continue et 91.000 des populations fragilisées (demandeurs d’emploi).

Les établissements de l’OFPPT présentent plus de 57% de l’offre de formation, contre 33% pour le privé.

Les diplômés du système, eux, s’élèvent à 144.000 dont 81.000 issus des établissements de l’OFPPT, soit une hausse de 9% entre 2005 et 2010. Le taux de réussite est quant à lui en baisse (67% en 2010 contre 83% en 2000).

Au niveau du taux d’emploi, 64% des lauréats ont été embauchés 9 mois après leur sortie du système en 2008, en hausse de 10 points par rapport à 2000.

Budget

Le fonctionnement du système de formation professionnelle initiale a nécessité en 2009 un budget de 1,56 milliard de DH, en hausse de 6% entre 2007 et 2009. Ce montant n’englobe pas le budget réservé à la formation continue.

Chaque stagiaire des établissements de l’OFPPT coûte annuellement 8.800 DH.

Le financement du système est issu de différentes sources :
- la taxe pour la formation professionnelle : 1,17 milliard en 2010
- les dons des bailleurs de fonds : 49,6 millions en 2011
- la participation des ménages qui s’acquittent des frais de formation au niveau des établissements privés (entre 1.000 et 4.000 DH par mois).

Les formations

L’administration et gestion : 18% des formés
L’industrie métallurgique et mécanique : 17% des formés
Le BTP arrive en 3e position.

Les recruteurs :

Le BTP : 18% de l’effectif total.
Les opérateurs du commerce et réparation automobile : 17% de l’effectif total
Les services collectifs et sociaux : 15% de l’effectif total

Piste d’améliorations :

L’office est entrain d’élaborer une stratégie globale de la formation professionnelle à l’horizon 2020.

Entre 2005 et 2010, les diplômés de la formation professionnelle se sont accaparé environ 44% des 867.000 postes générés par le marché de l’emploi.

Cependant, l’absence d’une vision globale et cohérente a mené à un déphasage entre le nombre des personnes formées et la tendance de création d’emplois.

Avant 2008, les besoins exprimés par les employeurs dépassaient de loin le potentiel des lauréats. Une tendance qui va être renversée entre 2008 et 2010, lorsque le système de la formation professionnelle a commencé à dégager un surplus d’effectifs.

Parallèlement, l’étude relève un déséquilibre entre les besoins sectoriels et le nombre de lauréats. Entre 2008 et 2010, l’écart entre les emplois créés dans le secteur agricole et le nombre des lauréats a dépassé 76.000. Par contre, le nombre des diplômés dans le secteur du BTP accusait un déficit par rapport au besoin exprimé.

Le diagnostic, établi par le département de la formation professionnelle, a ressorti les principales faiblesses du système.

- Manque de cohérence entre l’offre de formation et les besoins des professionnels
- Dysfonctionnements dans la gouvernance,
- Manque de moyens financiers…

L’objectif est d’y remédier à travers une stratégie globale en vue de mettre en place un plan de formation à l’horizon 2020. Les concepteurs de ce plan devront se baser sur les conclusions des analyses qui ont concerné les principaux axes défaillants. Des pistes de réforme devront concerner chaque aspect.

Inadéquation de l’offre de formation aux besoins du marché du travail.
En 2011, 23% des entreprises ont déclaré avoir des difficultés à trouver certains profils. Cela concerne notamment les cadres et les techniciens dans les secteurs des industries de transformation, agroalimentaire, énergie… Les secteurs du BTP et du textile éprouvent, quant à eux, des difficultés à recruter des ouvriers qualifiés et des contremaîtres.

La faiblesse des financements :

Cette faiblesse limite la qualité des formations au sein des établissements. C’est pour cela qu’il est important de renforcer les apports des bailleurs de fonds pour le financement du système.

Il faudra également développer les contributions financières étatiques en faveur des stagiaires des établissements privés.

Au niveau de la formation continue, des avancées ont été notées, notamment celles relatives à la mise en place d’un mécanisme de remboursement via les contrats spéciaux de formation.

A cela s’ajoute la mise en place de mesures d’urgence d’aide financière à la formation continue, en faveur des secteurs prioritaires ou en crise. Parallèlement, l’extension du modèle de remboursement direct des ingénieries de formation, via les GIAC, peut s’avérer payante.

Le développement des canaux de financement de la formation devrait s’accompagner d’une mise à niveau des méthodes de gouvernance.

Problème de gouvernance :

Aujourd’hui, le système de la formation professionnelle souffre d’un manque de coordination en raison de la multiplicité des intervenants.

A cela s’ajoute l’absence d’un organe pour synthétiser les besoins exprimés par les professionnels. Idem pour certains textes relatifs aux missions des acteurs de la formation professionnelle, qui ont prouvé leur inadéquation.

Le Conseil national de la formation professionnelle, organe de concertation, devrait être réactivé. Ces mesures d’ordre national nécessitent d’être accompagnées d’une approche régionale afin d’adapter le système aux spécificités locales.

La stratégie 2020 devrait également répondre au manque de lignes directrices et de procédures partagées par tous les acteurs du secteur. Si la Charte nationale de la formation et de l’éducation a précisé les orientations de la politique générale, il est important de préciser la vocation socioéconomique du système. Cela devrait passer par le développement du corpus juridique qui se limite actuellement au dahir d’institution de l’Ofppt.

Parallèlement, la formalisation de cette politique nationale par secteur, région et cible socioéconomique est également recommandée. D’autres initiatives devront aussi être appuyées, notamment le projet d’Observatoire pour l’emploi conçu par la CGEM, ainsi que les Référentiels métiers et répertoires compétences.

L’objectif est d’orienter les programmes de formation en fonction des besoins des professionnels, qui devront être actualisés en fonction des évolutions.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mizania.com
Admin
Admin
Admin


Nombre de messages : 6565
Points : 14237
Réputation : 135
Date d'inscription : 06/05/2008

L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Empty
MessageSujet: Re: L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail   L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Icon_minitimeVen 11 Mai - 16:38

Bilan sur la période : 2001-2011

Il en ressort que, sur la période 2001-2011, le nombre de diplômés de l’Office est passé de 27.334 à 121.769, formés dans 310 établissements (contre 184 en 2001).

Pour la rentrée 2011-2012, le nombre de jeunes admis a atteint les 280.000 contre 224.384 pour l’année précédente, soit une évolution de 29%.

Cette évolution des effectifs de stagiaires est doublée d’une réduction des dépenses. En effet, grâce à «la mutualisation des espaces et des équipements et l’optimisation de la gestion des stocks», l’Office a pu dégager une économie de l’ordre de 340 millions de DH.

De même, les ressources humaines n’ont pratiquement pas évolué durant la même période (5.964 en 2011 contre 5.741 en 2002), ce qui explique le malaise social qui prévaut à l’Office depuis des mois au sujet de l’intégration des contractuels. D’ailleurs, un protocole d’accord entre le ministère de tutelle et le ministère des Finances, signé en juin 2011, prévoit l’intégration de 2.404 formateurs vacataires sur 18 mois. La deuxième tranche de l’accord est déjà réalisée.

Les effectifs des stagiaires ont en effet évolué de 422% et le dispositif de formation de 68%. Les charges de fonctionnement ont, elles, progressé de 73% entre 2001 et 2010.

Et bien que les effectifs du personnel n’aient pas beaucoup évolué, la masse salariale, elle, a pratiquement doublée, passant de 599 millions de DH en 2002 à plus d’un milliard de DH en 2010.

Ces charges salariales sont appelées à augmenter en raison des dispositions du protocole d’accord signé en juin dernier. Ce dernier prévoit notamment l’augmentation des salaires de 600 DH, la suppression des échelles de 1 à 4, l’augmentation des salaires des agents classés aux échelles 1 à 12, une retraite complémentaire. Des mesures qui se traduisent bien évidemment par un impact financier direct de 300 millions de DH par an.

Parallèlement, le coût de la formation a été pratiquement divisé par deux sur 10 ans passant de 14.241 DH par stagiaire et par an en 2001 à 6.834 DH en 2010, générant, selon Bencheikh, une économie de 8 milliards de DH au cours de la décennie.

Ce qui est loin d’être dérisoire, même si ces coupes budgétaires impactent le contenu et la qualité des formations, de l’avis des professionnels. Beaucoup déplorent, en effet, la baisse du niveau des diplômés de l’Office. Dans des filières qui nécessitent beaucoup de travaux pratiques (comme la cuisine ou le textile), les formateurs se contentent de cours théoriques, faute de matériel ou de matière première (denrées alimentaires, tissus, matériels…).

L’essentiel étant de finir les modules à temps pour les examens de fin d’année. Résultat: des formations vidées de leur substance et des stagiaires loin d’être opérationnels à leur arrivée sur le marché du travail.

Par ailleurs, le DG de l’Office n’a pas manqué d’évoquer en passant les différentes réformes du système des contrats spéciaux de formation (CSF), lancé en 1996. Il a souligné que les détournements de 70 millions de DH, découverts en 2004, étaient effectués entre 1996 et 2001, une période antérieure à son mandat. Il a réitéré à l’occasion son appel à externaliser les activités de gestion des CSF qui n’est pas du ressort de l’Office.

Contrats spéciaux de formation (CSF)
En 2010, le Conseil d’administration de l’OFPPT avait validé le principe de mise en place d’une structure de gestion externalisée des contrats spéciaux de la formation via un Comité de gestion. Le tout en attendant, la promulgation d’une loi sur la formation continue.

Le patronat réclame aussi l’accélération de la refonte de la Taxe sur la formation professionnelle. Celle-ci devrait être dédiée aux financements des formations continues.

Le patronat est également favorable à l’intégration des formations reconversions dans le financement. Ce qui permettrait d’assurer la reconversion des salariés dans des métiers porteurs.


L’OFPPT en chiffres
• 38 ans au service de l’entreprise et 90% du dispositif public
• 8.353 collaborateurs dont 5.921 formateurs
• 280.000 jeunes en formation en 2011/2012
• 10 directions régionales
• 310 établissements de formation
• 244 métiers dont 99 formations qualifiantes.


Dernière édition par Admin le Ven 11 Mai - 16:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mizania.com
Admin
Admin
Admin


Nombre de messages : 6565
Points : 14237
Réputation : 135
Date d'inscription : 06/05/2008

L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Empty
MessageSujet: Re: L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail   L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Icon_minitimeVen 11 Mai - 16:39

Nouveautés de la rentrée 2012-2013

Pour la rentrée 2012-2013, l’OFPPT innove. Il s’apprête à lancer des formations originales comme:
- La valorisation des dattes,
- Les arts traditionnels
- La filière équine.

Une vingtaine d’établissements est venue renforcer le réseau existant ainsi que des dizaines de nouvelles filières.

Filières qui accompagnent le Pacte national pour l’émergence industrielle :
- Automobile,
- Agroalimentaire,
- Électronique,
- Aéronautique,
- Textile/cuir
- Offshoring

Formations innovantes.

L’Institut national du cheval Prince My El Hassan (Rabat) dispose d’une capacité d’accueil de 300 places. Il dispense des formations initiales et continues dans des filières comme:
- Gestion d‘entreprise équine,
- Enseignant équestre,
- Soigneur d’équidés,
- Maréchal-ferrant…

Un autre établissement forme des spécialistes de la valorisation des dattes.

L’Académie des arts traditionnels de la mosquée Hassan II, formera, en partenariat avec le ministère de l’Artisanat et la Fondation de la mosquée Hassan II, aux métiers de l’art sanctionnés par un diplôme supérieur Bac + 5. Parmi ces filières de formation figurent :
- Le bois (sculpté et peint),
- Zellige,
- Plâtre,
- Bijouterie,
- Tissage,
- Maroquinerie…

De même, l’Office a créé de nouveaux établissements dans les métiers prioritaires à savoir:
- Logistique,
- Agroalimentaire
- BTP.

Et dans le cadre de la mise en œuvre de la convention signée entre l’OFPPT et RAM, en février dernier, une formation de techniciens en maintenance aéronautique de type A et B sera lancée en 2012. L’OFPPT a également renforcé la formation de proximité par la création d’établissements dans des régions décentrées comme: Machraa Belksiri, Tamansourt, Tamesna, Zaio, Zagora…

Plus de 430.000 jeunes seront ciblés par cette opération. Objectif: recruter ses futurs stagiaires dont le nombre sera porté à 310.000, soit une hausse de 11% par rapport à l’année en cours. Les établissements qui vont les recevoir sont également en progression de 6% par rapport à l’année 2012 (soit 326 sur tout le territoire).

A signaler que l’âge d’admission pour le diplôme technicien spécialisé pourrait être porté à 26 ans (au lieu de 23 ans) pour les filières «Technicien Spécialisé» et de 26 à 30 ans pour les filières «Technicien».
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mizania.com
Contenu sponsorisé





L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Empty
MessageSujet: Re: L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail   L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
L’OFPPT : office de la formation professionnelle et de la promotion du travail
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mieux connaitre l’OFPPT
» Les employés de la Promotion nationale veulent un statut
» Vie privée / vie professionnelle sur le net

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MIZANIA :: Maroc :: Forum Maroc :: Enseignement et formation.ma-
Sauter vers: