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 USA et l’environnement

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USA et l’environnement  Empty
MessageSujet: USA et l’environnement    USA et l’environnement  Icon_minitimeSam 7 Juil - 11:38

Deux histoires qui révèlent comment sont perçus les enjeux environnementaux aux états unis. Ils sont vite enterré leurs projets verts une fois le gaz de schiste découvert.

Ça surpris plus d’un : la Fox News s’intéresse aux énergies éoliennes. L'étude qui enthousiasme tant la chaîne de télévision ultra-conservatrice a été publiée le 30 avril, dans la revue Nature Climate Change.

La raison de cet intérêt : elle fait, pour la première fois, un lien entre développement de l'énergie éolienne et... réchauffement.

Sur son site Web, Fox News a titré une "nouvelle recherche montre que les fermes d'éoliennes provoquent le réchauffement global"... Cette présentation a été dénoncée comme "trompeuse" par Liming Zhou (université d'Albany, Etats-Unis), premier auteur des travaux en question.

Ceux-ci parlent pourtant bel et bien d'éoliennes et de réchauffement. Les auteurs ont observé, par satellite, les tendances d'augmentation des températures d'une zone du Texas central de plusieurs milliers de kilomètres carrés, où sont implantés quatre des plus grands parcs éoliens au monde.

Surprise : dans cette zone, entre 2003 et 2011, les températures ont crû plus rapidement que dans les régions environnantes, dépourvues de turbines. Cet excès se monte à environ 0,7 ºC sur la période étudiée. Les données satellites indiquent clairement que les zones de grande concentration d'éoliennes se réchauffent plus vite.

Les éoliennes n'émettent pourtant nulle chaleur. Alors ? L'explication mise en avant par les auteurs tient au fait que les turbines favorisent le brassage vertical des couches d'air. Cet effet refroidit légèrement les températures diurnes mesurées au niveau du sol, et réchauffe - plus fortement - les températures nocturnes. Le bilan est un réchauffement moyen qui se fait sentir localement et nuitamment.

Quant à la raison pour laquelle les températures ont augmenté progressivement dans la zone étudiée, elle est simple : le nombre d'éoliennes y est passé de 111 en 2003 à 2 358 en 2011.
Le réchauffement mesuré près des éoliennes est donc "local et faible par rapport à la forte tendance de fond d'augmentation des températures au sol", explique Liming Zhou dans un communiqué, publié après plusieurs comptes-rendus trompeurs publiés dans la presse.
"Les turbines ne créent pas de réchauffement net de l'air mais ne font que redistribuer la chaleur à proximité du sol, ajoute M. Zhou, ce qui est fondamentalement différent du réchauffement global à grande échelle causé par l'augmentation de la concentration de gaz à effet de serre."
D'autres effets potentiels des grandes fermes d'éoliennes demeurent à explorer, écrivent les auteurs, et notamment sur les précipitations. Ce n'est pas absurde : d'autres constructions sont réputées avoir un effet important sur celles-ci. Les immenses étendues de cultures sous serre en Espagne modifient par exemple la capacité du sol à réfléchir le rayonnement solaire et entravent la formation des pluies.

Les autorités fédérales américaines ayant estimé qu'en raison de leur relief peu élevé, les côtes de cet Etat étaient vulnérables face à la montée du niveau de l'océan due au réchauffement climatique, il a été demandé à une commission scientifique d'évaluer les risques.

Son rapport, rendu à la Commission des ressources côtières de Caroline du Nord, a expliqué qu'il fallait s'attendre à une montée des eaux d'un mètre d'ici à la fin du siècle, avec pour corollaire quelque 5 000 kilomètres carrés de terres passant dans la catégorie des zones inondées ou inondables. Ce qui signifie, en clair, des conséquences économiques importantes avec le bouleversement de la politique locale d'aménagement du territoire, la fin de projets de stations balnéaires et l'obligation de construire des routes surélevées.

Beaucoup trop pour le NC-20, un groupement de 20 comtés côtiers de Caroline du Nord. Jugeant que le catastrophisme était mauvais pour les affaires et qu'il ne fallait pas s'appuyer sur "des modèles informatiques basés sur de simples hypothèses humaines", ce lobby local est donc passé à l'offensive contre ce rapport scientifique, avec tant d'efficacité que l'évaluation d'1 mètre de hausse du niveau de l'océan a été substantiellement revue à la baisse : la Commission des ressources côtières a finalement validé le chiffre de 15,6 pouces, soit un peu moins de 40 centimètres. Mais cette contre-attaque ne s'est pas arrêtée là.

Un texte amendant une loi sur la politique d'aménagement des côtes de Caroline du Nord a même été préparé en avril, qui ajoute des restrictions sur l'évaluation de la hausse du niveau de l'océan dans cet Etat ! Il explique notamment que la Division de la gestion des côtes (qui n'est pas un organisme scientifique) sera la seule agence habilitée à la réaliser et ce uniquement à la demande de la Commission des ressources côtières. Les chercheurs pourront toujours effectuer des calculs dans leur coin, cela ne sera pas pris en compte par la Commission.

Ce texte présenté par des élus républicains va même plus loin en expliquant comment la hausse future du niveau de l'océan devra être estimée ! La prévision ne s'appuiera sur aucun modèle de climatologie mais devra seulement être extrapolée à partir des relevés historiques de niveau de la mer effectués depuis 1900. Quant à l'extrapolation elle-même, il s'agira d'une simple ligne droite prolongeant la tendance passée et "n'inclura pas de scénario prévoyant une accélération de la montée du niveau des océans". Alors même que tous les modèles prévoient ce genre d'accélération et que les mesures effectuées ces dernières années, en particulier par les altimètres des satellites Topex-Poséidon et Jason 1 et 2, concordent avec ces prévisions.

En France on n’est pas irréprochables sur la question. La ministre de l’environnement Nicole Bricq qui a osé retarder l'exploration du bassin pétrolier de Zaedyus pad Shell l’a payé cher. Elle a été débarquée de son ministère. L’environnement c’est bien, les affaires c’est mieux
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