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 Les difficultés economiques et sociales au Maroc

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Les difficultés economiques et sociales au Maroc  Empty
MessageSujet: Les difficultés economiques et sociales au Maroc    Les difficultés economiques et sociales au Maroc  Icon_minitimeDim 14 Oct - 16:19

Source : http://maghreb.blog.lemonde.fr/2012/10/12/lhiver-marocain/

Bousculé, mais relativement épargné par les soulèvements du monde arabe, le Maroc n'en est pas moins aujourd'hui menacé par une grave crise économique et sociale. Des notes alarmistes sont parties ces dernières semaines des chancelleries étrangères. L'une d'elle souligne "l'impatience, voire l'exaspération, (...) dans la population, dont une grande partie souffre de déficits sociaux prononcés en matière d'habitat, d'accès à la santé, de protection sociale, de pouvoir d'achat...". Et d'ajouter : "La question de l'emploi des jeunes est ici, comme dans les autres pays de la région, une véritable bombe à retardement." Selon la Banque mondiale, le taux de chômage des jeunes atteindrait 30 %.

Touché de plein fouet par la crise de la zone euro, le Maroc subit une nette dégradation de son économie. Jeudi 11 octobre, l'agence de notation Standard & Poor's a modifié en "négative" la perspective de la note de la dette à long terme du pays (BBB-), indiquant qu'elle pourrait l'abaisser si le royaume ne réduisait pas ses déficits et s'inquiétant également de possibles troubles sociaux.  "Si le chômage reste obstinément élevé, si le coût de la vie monte en flèche, ou si les réformes politiques déçoivent les attentes de la population, il y a un risque de troubles durables et à grande échelle", note l'agence.

Le 8 octobre, invité du Forum mondial de la démocratie qui s'est tenu à Strasbourg, le premier ministre marocain, Abdelillah Benkirane, s'est fait l'écho des difficultés que son gouvernement rencontre. "Chez vous, les gens forts ont beaucoup, et les autres un peu. Chez nous, les gens forts ont tout, presque plus que les vôtres, mais ceux qui n'ont rien, ils n'ont rien, a-t-il déclaré. Quand il n'y a pas d'équilibre, ça finit par exploser."

Interpellant les Européens, le chef du gouvernement islamiste marocain les a exhortés à se comporter en "partenaires honorables". "Chaque fois qu'il y a un petit son de cloche de grève, vous repartez, a-t-il lancé. Si vous êtes venus chez nous quand ça marchait bien, nous serions très confortés de vous voir rester avec nous, même si ça marche très mal !"

90 millions d'euros pour subventionner le pain

En quête d'investissements, le roi Mohammed VI devrait lui-même se rendre sous peu dans les monarchies du Golfe, au Koweït, mais aussi en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis, ou au Qatar. Le Maroc souhaite réduire son déficit à 4,8 % du PIB en 2013 contre 6,1 % en 2011, mais les perspectives de croissance (inférieure à 3 % en 2012) ont été revues à la baisse et, pour faire face à l'urgence, le gouvernement a débloqué, fin septembre, une enveloppe de 90 millions d'euros pour subventionner le prix du pain, quelques semaines après avoir dû démentir des rumeurs d'augmentation. Au même moment, la Banque mondiale a lancé un programme d'appui de 300 millions de dollars (230 millions d'euros) en faveur d'un projet visant à réduire la pauvreté au Maroc.

Etes-vous pleinement heureux ? A cette question, sept Marocains sur dix ont répondu "non", selon une étude inédite rendue publique le 1er octobre par le Haut Commissariat au plan (HCP), un organisme officiel. "Près de deux Marocains occupés sur trois sont peu, ou pas, satisfaits de leur revenu du travail", relève cette étude. Un taux d'insatisfaction qui monte à 74 % en milieu rural.

Près d'un an après leur victoire électorale, en novembre 2011, les islamistes du Parti justice et développement (PJD), qui dirige désormais et pour la première fois le gouvernement, sont ainsi confrontés à une situation délicate. Engagés dans une sorte de cohabitation plus ou moins sereine avec le Palais, ils doivent faire face à des critiques grandissantes sur l'immobilisme de l'Etat en matière de réformes sociales et de lutte contre la corruption.


Dernière édition par Admin le Jeu 10 Avr - 13:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les difficultés economiques et sociales au Maroc    Les difficultés economiques et sociales au Maroc  Icon_minitimeMer 24 Oct - 16:18

Le gouverneur de Bank Al-Maghrib ne partage pas l’avis de l’agence de notation quant au maintien inchangé du rating du secteur bancaire marocain.

Jouahri a, l’intention de saisir officiellement S&P. «Je me fais fort d’écrire à l’agence pour obtenir plus de détails et ainsi pouvoir contre-argumenter». Et pour cause, le gouverneur estime que l’agence aurait dû améliorer la note. Pour lui, le secteur bancaire marocain aurait pu prétendre à obtenir un cran supérieur.

En revanche, pour S&P, le maintien du Banking Industry Country Risk Assessment (BICRA) à 7 s’explique par l’effet compensé de deux critères.

Le premier économique et le second intrinsèque au secteur.

Ainsi, dans son évaluation du système, l’agence pointe du doigt l’insuffisance des liquidités bancaires. «Nous croyons que la liquidité du système bancaire marocain s’est détériorée ces dernières années en raison d’une augmentation rapide des prêts sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts», constate S&P. D’où l’abaissement de la note relative au critère intrinsèque du secteur.

D’ailleurs, l’agence remarque que le ratio d’emploi des banques ne cesse de grimper. «Le montant des dépôts disponibles ne peut plus s’adapter au rythme et à la taille croissante des activités de prêt», indique-t-elle.

Résultat: l’agence s’attend à une détérioration du ratio de capitalisation au fil du temps, en raison d’une augmentation sensible des prêts par rapport à celle des dépôts. D’autant plus que le flux total des dépôts des MRE se contracte depuis quelques mois. S&P attend que les banques, pour atténuer ce manque de liquidité, recourent de plus en plus au marché de capitaux pour se financer.

Sur un plan plus macroéconomique, l’agence est plus positive. Elle pense que «le ralentissement attendu de l’économie freinera la demande de crédit et, par conséquent, limitera les déséquilibres économiques».

En effet, les prévisions de croissance du PIB de 3% en 2012 additionnées aux durcissements des conditions d’octroi de crédit par les banques devraient ralentir le rythme de progression. A cela s’ajoute une levée des inquiétudes sur une flambée des prix de l’immobilier. Ce qui détendra la demande de crédit.

Méthodologie

Une analyse BICRA pour un pays donné couvre tous les établissements financiers qui captent des dépôts, accordent des crédits, ou s’engagent dans les deux activités.

L’analyse porte sur l’ensemble du système financier du pays tout en tenant compte de la relation entre le secteur bancaire et le système financier dans son ensemble.

Un BICRA est noté sur une échelle de 1 à 10, allant de systèmes bancaires à plus faible risque (groupe 1) au risque le plus élevé (groupe 10). Le Maroc est ainsi placé dans le cadre du BICRA dans le groupe 7, qui comprend notamment l’Indonésie, la Jordanie, le Portugal, le Salvador et la Russie.
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