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 Taux d’intérêt bancaire au Maroc : Pas d’avis du Conseil de la concurrence

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Taux d’intérêt bancaire au Maroc : Pas d’avis du Conseil de la concurrence Empty
MessageSujet: Taux d’intérêt bancaire au Maroc : Pas d’avis du Conseil de la concurrence   Taux d’intérêt bancaire au Maroc : Pas d’avis du Conseil de la concurrence Icon_minitimeJeu 14 Mar - 12:17

Le rapport 2013 du Conseil de la concurrence sur le secteur bancaire varie entre silence, satisfecit et avertissement :

Pas d’avis
Sur le peu de concurrence que les banques se font au niveau des taux d’intérêt.

Comment expliquer que les grandes banques choisissent de s’aligner sur les taux pratiqués par les établissements de petite et moyenne taille alors qu’elles profitent en théorie de moindres coûts de refinancement.

Cet aspect est d’autant plus important que la marge d’intérêts constitue le plus gros des revenus des banques marocaines : 80% de leur PNB contre à peine 12% pour la marge sur commissions. En Algérie, par exemple, les intérêts ne génèrent que 56% du PNB des banques contre 68% dans toute l’Afrique.

Satisfaction

Sur les écarts de prix importants entre les banques de la place, du moins pour ce qui est des commissions. Les différences vont en effet de 10 à 30%. Les établissements les plus chers sont ceux qui mettent en avant la qualité de leurs prestations : BMCE, BMCI, Crédit du Maroc et Société Générale. Les moins chers, à savoir la Banque Populaire, Attijariwafa bank et Crédit Agricole du Maroc ciblent des catégories de populations à revenus moins élevés. De manière générale, le conseil estime que la concurrence joue bien son rôle dans le secteur en matière de commissions.


Avertissement :

Sur certains pratiques commerciales. Notamment les ventes groupées de produits, pratiquées de manière plus ou moins abusives, notamment dans le cas des assurances imposées aux clients contractant des crédits.

Ce genre de pratiques permet aux plus grandes banques commerciales d’occuper un maximum de segments de marché et d’engager leur clientèle sur la durée, barrant ainsi la route à la concurrence.

Les recommandations du cabinet qui a fait l’étude :

Rendre plus fluide la mobilité de la clientèle
Il faudra simplifier les procédures de transfert de comptes d’une banque à une autre. Le passage chez le concurrent suppose au préalable que le client clôture son compte à sa banque. Or, ce qui devrait être une formalité banale, se transforme en casse-tête. Comme le confirment plusieurs rapports du médiateur bancaire, cette opération est à l’origine d’une cascade de réclamations et de contentieux entre les banques et leur clientèle.

Sa complexité tient en partie à la panoplie de services adossés au compte bancaire dans le cadre de packages vendus dans le réseau des agences bancaires. Il faut se «libérer » préalablement de toutes ces prestations avant que la clôture du compte ne soit effective.

Un projet est en cours entre les autorités monétaires et le GPBM pour faciliter la mobilité bancaire. L’étude propose quelques pistes : fixer un délai maximum de fermeture de l’ancien compte et l’ouverture du nouveau, mise en place des guides et de services d’aide à la mobilité, etc.

Rendre plus lisibles et comparatifs les tarifs

Il faut être patient et «vraiment très intéressé» pour parcourir le tableau des tarifs affiché dans les agences bancaires. Jusque l’an dernier, c’était la seule obligation qu’avaient les établissements bancaires envers leur clientèle. Depuis, Bank Al-Maghrib a imposé l’émission annuelle d’un relevé de commissions prélevées au titre des services.

En revanche, ce standard de transparence ne concerne pas encore les crédits souscrits dans le cadre des conventions que signent les entreprises ou certains groupes afin de faciliter l’accès au financement (crédit- immobilier et crédit à la consommation) à leurs salariés.

Pour mieux appréhender la structure des coûts de revient de ces crédits, il est préconisé d’accroître la performance des systèmes de comptabilité analytique des banques. Par ailleurs, il y a des marges de progrès sur ce que coûtent individuellement les différents éléments qui composent les packages commercialisés dans les réseaux bancaires.

En finir avec la vente couplée crédit/assurance

Dès que vous souscrivez à un crédit, il vous est tendu un formulaire pour apposer votre signature pour la police d’assurance en général qui relève du même groupe que votre banque.
Dans le cas d’un crédit immobilier important, le montant de l’assurance peut atteindre quelques centaines de milliers de dirhams. Le client ne pose pas la question de la possibilité de faire jouer la concurrence. Les banques s’engouffrent naturellement dans cette «ignorance» pour asseoir les ventes liées en intégrant systématiquement l’assurance et le crédit immobilier dans le même package.

Les auteurs de l’étude remise au Conseil de la concurrence recommandent que soit communiquée au client l’option de souscrire à la compagnie de son choix, la police d’assurance. Ce que ne font pas aujourd’hui les commerciaux dans les agences bancaires. Il y a pire : en cas de rachat de son crédit immobilier, certaines banques ne remboursent pas la part de l’assurance non échue.

Le taux maximum des intérêts conventionnels (TMIC)

Conçue à l’origine pour «protéger » les clients, l’application d’un taux plafonné sur les crédits a eu à la longue comme effet pervers, l’exclusion du circuit bancaire d’une population dont le risque de contrepartie peut être élevé.
Sans aller jusqu’à sa suppression, l’étude propose une réforme en profondeur de cet instrument, mais elle n’en précise pas les modalités. En plus, il semble que les banques ont souvent le réflexe à appliquer ce taux, plutôt que de s’en démarquer.
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MessageSujet: Re: Taux d’intérêt bancaire au Maroc : Pas d’avis du Conseil de la concurrence   Taux d’intérêt bancaire au Maroc : Pas d’avis du Conseil de la concurrence Icon_minitimeDim 31 Mar - 14:18

Un exemple de l'impact des ces taux scandaleux.

Dans les grandes villes, pour un appartement correct : il faut plus d'1 millions de DH.

Exemple :
- un crédit immobilier : 1,5 MDH
- durée : 25 ans
- taux : 6,6% TTC.

ça donne une mensualité de : 10 222 DH.

Abstraction faite de l’assurance décès invalidité qui est liée au crédit. Les intérêts à percevoir par l’établissement dépassent 1,5 MDH.

Ce qui portera le montant total des remboursements à un peu plus de 3 MDH.

Combien de gens même des cadres sont capables d'aligner plus de 10 000 Dh de mensualité par mois ?

L'exemple permet de voir qu'avec un taux pareil, un appartement de 1.5 million DH fini par couter 3 millions DH (soit le double).

Ce n'est pas normal.

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