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 Réinvestir ses dividendes en actions : ce qu’il faut savoir

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Réinvestir ses dividendes en actions : ce qu’il faut savoir Empty
MessageSujet: Réinvestir ses dividendes en actions : ce qu’il faut savoir   Réinvestir ses dividendes en actions : ce qu’il faut savoir Icon_minitimeLun 22 Juin - 20:33

Extrait de la vie éco

Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca qui proposent à leurs actionnaires le réinvestissement des dividendes à servir en actions ne sont pas très nombreuses. Seules deux entreprises recourent en effet à cette pratique actuellement :
BMCI,
Atlanta

Le CIH, pour sa part, vient de prendre la décision d’offrir cette année la possibilité à ses actionnaires de convertir les dividendes de 2008 en actions si les montants à réinvestir dépassent le seuil de 250 MDH.

De quoi s’agit-il d’abord ?
Le réinvestissement des dividendes en actions est une option que l’entreprise propose à ses actionnaires et qui consiste à toucher les dividendes sous forme d’actions, moyennant une décote par rapport à la moyenne des cours observés sur une période donnée. Le paiement des dividendes en actions n’est jamais imposé, puisque les actionnaires ont toujours la possibilité d’opter pour le paiement en numéraire.

L’option est intéressante pour les investisseurs à long terme
Prenons un exemple concret. En 2007, la BMCI avait annoncé que ses actionnaires pouvaient exercer l’option de conversion du dividende de l’année 2006 en actions. Ce dividende était de 40 DH par action, soit un total de 400 MDH.

Bien entendu, la conversion des dividendes allait se traduire pour la BMCI par une augmentation de capital. Un prix de 1 000 DH a donc été fixé pour les actions à émettre. Ce prix a été calculé sur la base de la moyenne des cours cotés lors des 20 séances de Bourse ayant précédé la tenue de la réunion du directoire de la banque qui a arrêté les comptes de l’exercice en question, avec une décote de 18,16%.

Compte tenu de ces caractéristiques, pour chaque 25 actions détenues, qui allaient chacune donner droit à 40 DH de dividende, une nouvelle action a été octroyée. Au final, 346 451 titres ont été créés, soit un montant global de 346,45 MDH. Le dividende global étant de 400 MDH, 86,6% de ce montant ont donc été convertis en actions et 13,4% ont été servis en numéraire aux actionnaires n’ayant pas exercé l’option.

Ces opérations passaient inaperçues par le passé car elles ne faisaient pas l’objet de la publication d’une note d’information, comme c’est la coutume pour chaque augmentation de capital. Au niveau du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), on indique, toutefois, que «toute augmentation de capital par conversion de dividendes donnera lieu à partir de cette année à une note d’information détaillant l’ensemble des caractéristiques et renseignements par rapport à l’opération et à l’émetteur». BMCI et Atlanta viennent d’ailleurs d’obtenir le visa de l’autorité du marché pour les notes d’information relatives à leurs opérations de conversion des dividendes de l’année 2008.

Quels avantages pour la société cotée et les investisseurs de recourir à cette pratique et quelle différence avec le réinvestissement ordinaire des sommes perçues sur le marché boursier ?

D’abord, pour la société cotée, il s’agit en proposant cette option de donner un signal de confiance au marché et aux actionnaires. Ce genre d’opérations permet également de fidéliser l’actionnariat à long terme et de réduire les mouvements d’entrée et de sortie dans le capital de l’entreprise.

Autre avantage : cela permet à la société de disposer de fonds parfois importants et à moindre coût à un moment où les ressources financières se font rares et chères, et donc d’engager des programmes d’investissement pour assurer sa croissance.

Si les actionnaires décident de céder les nouvelles actions sur le marché immédiatement après leur cotation, ils gagneraient au moins le niveau de la décote. Mais ce n’est pas toujours le cas car, dans l’exemple d’Atlanta, le prix proposé lors de l’opération de conversion des dividendes en 2008 (1 250 DH) était supérieur au cours de l’action à la date de la première cotation (1 186 DH) et ce, même si la société avait appliqué une décote de 11,85% par rapport à la moyenne des 20 derniers cours précédant l’approbation de la décision par le conseil d’administration.

Le deuxième avantage pour l’actionnaire est que le fait d’exercer l’option de conversion réduit la volatilité des titres. En effet, la distribution des nouveaux titres aux actionnaires actuels de l’entreprise stabilise la structure du capital et réduit les entrées et les sorties dans l’actionnariat.

Troisième avantage : le réinvestissement des dividendes permet à la société de procéder à des investissements, ce qui générerait des revenus supplémentaires dans le futur et, de facto, des dividendes plus importants que les actionnaires toucheront à terme.

Enfin, le quatrième et plus grand avantage est la prise de valeur des nouvelles actions. En effet, opter pour des titres au lieu d’un versement en espèces fait bénéficier les investisseurs de l’évolution favorable du cours. A titre d’exemple, les actionnaires de la BMCI qui ont exercé l’option de conversion en 2007, au prix de 1 000 DH, ont vu le cours de l’action passer à 1 182 DH trois mois après la cotation des nouvelles actions. Idem pour les actions d’Atlanta, qui ont été créées à 1 250 DH et qui sont passées à 1 350 DH trois mois plus tard.
Cela dit, ceux qui optent pour cette pratique courent un grand risque : celui de voir le cours évoluer défavorablement. C’était le cas des actionnaires de la filiale de BNP l’année dernière. En effet, ces derniers ont exercé leur option à 1 000 DH l’action, et trois mois plus tard, le cours est passé à 868 DH avant de poursuivre sa tendance baissière pour descendre en dessous de 800 DH. S’ils avaient opté pour un paiement en numéraire, ils n’auraient rien perdu. C’est pour cela que les analystes recommandent aux actionnaires d’être vigilant quand il s’agit d’exercer les options de conversion dans une tendance morose du marché, ce qui est le cas actuellement.

En outre, les professionnels conseillent de ne pas recourir à cette pratique si on est dans une logique à court terme.

Enfin, en matière d’imposition, il faut savoir qu’il n’y a aucun avantage fiscal prévu pour qui choisit de percevoir son dividende sous forme de titres. En revanche, les investisseurs bénéficient d’un gain en terme de trésorerie. En effet, les dividendes sont imposés à hauteur de 10% au titre de l’impôt sur les revenus mobiliers. S’ils ne sont pas perçus, il y a report de taxation. Par contre, au moment de la cession, la plus-value sera imposée à hauteur de 15%. Il est donc important de tenir compte de ces paramètres avant d’opter pour le réinvestissement.

Comparatif :Le réinvestissement des dividendes plébiscité par les particuliers en France

Avec la crise internationale, la pratique du paiement des dividendes en actions, qui avait presque disparu au cours de ces dernières années, reprend du service dans plusieurs places boursières, notamment en France. Ce retour s’explique par la volonté des entreprises de continuer de verser un dividende à leurs actionnaires tout en préservant leur trésorerie. Ce système, longtemps décrié par les fonds d’investissement et les investisseurs institutionnels, attachés au paiement du dividende en cash, est au contraire largement plébiscité par les particuliers.

D’un côté, les professionnels, qui comptent sur le dividende pour couvrir une partie de leurs rémunérations et de leurs frais de fonctionnement, craignent de voir leur participation diluée. De l’autre, les particuliers, qui interviennent le plus souvent en Bourse à partir de leurs comptes PEA (Plans d’épargne actions), préfèrent profiter des bonus qui leur sont proposés. Cette année, aggravation de la crise oblige, un quart des sociétés du CAC 40 en France ont opté pour cette option.
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