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 Les quatre chaînes de la vie

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MessageSujet: Les quatre chaînes de la vie   Sam 13 Nov - 1:44

Beaucoup de bébés manquent d’oxygène à la naissance et traînent un handicap à vie. Pourtant, il suffit d’une prise en charge dans de bonnes conditions durant les 3 premières minutes après la naissance.

Le coût financier direct d’un handicapé est estimé à 300.000 dirhams par an.

Au Maroc, la situation est dramatique. Le taux de mortalité néonatale est même parmi les plus élevés. Un indicateur renseigne sur cette situation: 23 bébés sur 1.000 meurent en raison des négligences des équipes soignantes dans les hôpitaux. Un niveau réduit de moitié, mais en 30 ans.

Or, le respect de certains gestes lors des accouchements permettrait de diminuer la mortalité néonatale de 75% selon l’association Al Hayat.

Les gestes et protocoles de prise en charge nécessaires sont enseignés et constituent le ba-ba en matière d’hygiène ou de secourisme en cas de manque d’oxygène. Ils ne nécessitent même pas des investissements colossaux, mais du professionnalisme.

A côté de la formation des professionnels de santé, le ministère de la santé prévoit la normalisation des structures de prise en charge des nouveaux-nés avec la mise en place de centres régionaux de réanimation néonatale, l’équipement des maternités hospitalières par les couveuses et les tables chauffantes. Pour 2011, il est prévu l’acquisition de 200 couveuses et 200 tables chauffantes.

Au sein de ce département, on n’écarte pas l’utilité de la société civile et du secteur privé pour réussir les programmes, surtout ceux ciblant des problématiques de développement comme celle de la mortalité infantile. Celle-ci est d’ailleurs inscrite parmi les objectifs de développement du millénaire.

L’association Al Hayat -Chaînes de vie- a d’ailleurs choisi de mener bataille sur ce front. Au programme, une sensibilisation, voire du matraquage pour le respect des 4 chaînes de vie durant les premières minutes de la vie. J'ai le plaisir de relayer leurs messages.

Les quatre chaînes

1- la chaleur. Un bébé vient au monde mouillé, il a connu une température de 37,5 à 38 degrés dans le ventre de sa maman. Il suffit donc de le sécher avec un linge propre, sec et chaud et de préserver une atmosphère de 25 degrés en salle d’accouchement pour qu’il ne devienne pas handicapé ou qu’il ne meurt. Sinon, il va perdre 1/2 degré par minute s’il reste mouillé dans un lieu insuffisamment chauffé. Au bout de 7 minutes, 90% des bébés mouillés meurent car leur température tombe à 34 degrés.

2-Sucre : Un bébé a besoin de nutriment pour survivre et seul le sein de sa mère peut lui apporter exactement ce dont il a besoin. Or, l’enlever à sa maman et lui donner de l’eau sucrée ou du lait de vache même «maternisé» lui ôtent des chances de survie.

3-L’oxygène : Le bébé doit respirer vite et il faut juste aspirer sa bouche puis son nez, souvent encombrés par des sécrétions, avec une petite poire de quelques dirhams ou au pire avec un doigt enroulé dans de la gaze. Ainsi, si son cerveau reste sans oxygène par manque de respiration, le processus de destruction des neurones commence. Il mourra ou restera handicapé à vie.

4-l’asepsie : Une hygiène élémentaire à base d’eau et de savon peut empêcher des maladies mortelles (ça détruit 99% des bactéries).
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MessageSujet: Re: Les quatre chaînes de la vie   Jeu 20 Oct - 22:08

Un complément du sujet :

Ces chaînes sont faciles à appliquer et ne coûtent pas cher. Leur respect systématique lors des accouchements nous permettra de diminuer la mortalité néonatale de 75%.

Les salles d’accouchement doivent être à 25 degrés. Lorsque le bébé arrive il va naître, il doit se retrouver dans une température de 25 °C et bénéficier d’un séchage par un linge stérile et préchauffé avant d’être transporté vers l’unité de prise en charge néonatale, qui doit être à 30 °C, et mis sur une table chauffante dite de réanimation, dont la température doit être à 37 °C.

Entre 5 et 10% des bébés ont une apnée. Ils ne respirent pas à la naissance parce qu’ils sont agressés par le passage dans la filière génitale (pendant l’accouchement). Souvent, il y a une retenue de la respiration. Là, il faut prendre la précaution de lui déboucher la bouche, puis de lui nettoyer le nez des sécrétions, le caresser dans son dos ou lui faire des petites chiquenaudes au niveau de la plante des pieds et il va respirer.

Il est possible que le bébé ait une petite souffrance alors qu’il était dans le ventre de sa maman ou lors de la descente de la filière génitale. Dans ce cas, il doit être pris en charge. Il faut lui faire un ballon d’assistance respiratoire. Ce ballon coûte moins de 50 dirhams l’unité s’il est acheté en grandes quantités.

Par ailleurs, certains réflexes tels que celui de succion se développent durant toute la période de gestation. Il est à son optimum à la 30ème minute après l’accouchement. Et si le bébé est mis sur le ventre de la maman ou sur sa poitrine, il va prendre le sein. Ce qui va permettre une stimulation réflexe de la sécrétion de la première goutte de lait, qui n’est autre que le colostrum essentiel à la survie du bébé puisqu’il est riche en anticorps ainsi que la sécrétion chez la maman d’une hormone importante qui est l’ocytocine. Cette hormone permet à l’utérus de se contracter et d’éviter l’hémorragie de délivrance qui est une des grandes tueuses de la mère.
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MessageSujet: Re: Les quatre chaînes de la vie   Ven 27 Avr - 16:38

La mortalité infantile est un indice déterminant de la carte sanitaire de la population.

Aujourd’hui, sur 1.000 naissances vivantes, 29 enfants décèdent avant d’atteindre leur 1er anniversaire, selon les résultats de l’enquête nationale sur la population et la santé familiale, réalisée entre 2010 et 2011.


Les risques de décès sont plus élevés durant le premier mois (19 décès sur 1.000).

La situation est moins alarmante pour le taux de mortalité infanto-juvénile, dans la mesure où sur 1.000 enfants âgés d’un an, seuls 2 n’atteignent pas l’âge de 5 ans.

Globalement, le niveau de la mortalité infantile (-1 an) représente 95% des décès des enfants âgés de moins de 5 ans.

Sur ce taux, c’est la mortalité néonatale qui cause le plus de dégâts (66%).

Dans ce cadre, l’attention accordée aux femmes, durant la période de grossesse et d’accouchement est déterminante. Cela passe d’abord par le suivi médical de la femme enceinte. Il s’agit notamment d’éviter les complications des maladies reproductives qui touchent les femmes.

Par exemple :
- 14,3% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont souffert des symptômes de l’infection urinaire en 2011,
- 11,3% de l’infection de l’utérus,
- 8,9% de l’incontinence urinaire…

Aujourd’hui, plus de 77% des femmes bénéficient de consultations prénatales chez un personnel qualifié, contre seulement 67% en 2004. Néanmoins, des disparités persistent entre le milieu urbain et rural (91,6% contre 62,7%).

De plus, le recours au suivi médical recule selon l’ordre des naissances et du niveau d’instruction des femmes. Si elles sont 87,8% à avoir consulté un médecin lors de la première grossesse, ce taux n’est que 64% lors de la 4ème.

De même, la quasi-totalité des femmes instruites bénéficient d’un suivi médical, contre seulement 70% pour celles sans instruction.

L’évolution du taux d’assistance médicale est également perceptible lors de l’accouchement. En 2011, presque 74% des femmes ont accouché sous la supervision d’un médecin ou d’une sage-femme, contre seulement 63% en 2004. Là encore, la disparité est flagrante entre les villes et les campagnes (92,1% contre 55%).

Le suivi médical s’étend également au plan de vaccination des bébés.

En 2011, on constate un recul de la proportion des enfants complètement vaccinés. Elle est de 87% contre 89,1% en 2004. Généralement, plus de 98% ont reçu les vaccins contre la tuberculose et 97% ceux anti-polio et DT Coq.

Durant cette période post-natale, une attention particulière devra être portée aux modes de nutrition des bébés. A commencer par l’allaitement, qui reste une pratique très courante chez les familles marocaines, quel que soit le milieu de résidence, comme le rapportent les résultats de l’enquête. En effet, plus de 96% des enfants de moins de 5 ans ont été allaités au sein.

Néanmoins, il ne s’agit pas d’un mode exclusif de nutrition, même pour les enfants de moins de 6 mois. La proportion des enfants dont la nutrition se limite à l’allaitement au sein ne dépasse pas 27,8%. Ce taux est plus élevé dans les campagnes (30,5%) que dans les villes (24,4%).

Il est également à signaler que la proportion d’enfants qui souffrent de malnutrition chronique a connu un léger recul par rapport à 2004 (14,9% contre 18,9%). Là encore, ce sont les enfants ruraux qui en souffrent le plus (20,5%). Cette forme de malnutrition se traduit par un retard de la croissance qui a un impact considérable sur les capacités des enfants.

De son côté, le taux de la malnutrition aiguë, se traduisant surtout par un amaigrissement, se situe seulement à 2,3%.

L’année dernière, la moyenne nationale des enfants souffrant d’une insuffisance pondérale, calculée sur la base du lien poids-âge, s’est située à 3,1%. Elle est en net recul par rapport à 2004 où elle était de 9,3%. Là encore, les enfants ruraux sont plus touchés que les citadins (4,3% contre 1,7%).

D’autres maladies comme la diarrhée touchent autant les enfants des villes que des campagnes. Mais les disparités persistent au niveau de l’accès au traitement. Sur les 100 enfants ayant eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête, 64,1% des citadins ont reçu des soins contre seulement 42% des ruraux.

Pour les infections respiratoires aiguës, les disparités sont moins flagrantes dans l’accès aux soins (96,8% en milieu urbain contre 84% en milieu rural).
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