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 2013 : Réglementation thermique des bâtiments Maroc

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MessageSujet: 2013 : Réglementation thermique des bâtiments Maroc   2013 : Réglementation thermique des bâtiments Maroc Icon_minitimeVen 6 Déc - 12:32

Les toitures, les murs, les fenêtres et les planchers devront désormais obéir à des exigences thermiques minimales. Un délai d'adaptation d'un an est accordé aux opérateurs avant que le respect des exigences thermiques ne devienne obligatoire pour l'obtention du permis de construire.
 
Le décret de la réglementation thermique des bâtiments sera bien dans les temps a été adopté le 14 novembre 2013.
 
La réglementation n’entrera pleinement en vigueur qu’à l’issue d’une période d’adaptation d’un an prévue par la loi, car il faut dire que les changements introduits sont de taille.
 
La nouvelle loi introduit un ensemble d’obligations pour la construction des bâtiments afin de garantir leur isolation thermique et, par conséquent, faire que les occupants consomment moins d’énergie pour le chauffage ou la climatisation.
 
Quels bâtiments au juste ?
 
Sont spécifiquement concernées les constructions résidentielles et tertiaires (écoles, administrations, hôpitaux et hôtels) qui seront réalisées, il va sans dire, après l’entrée en vigueur de la loi. Cela exclut de fait les structures à usage spécifique (industriel, agricole…).
 
Pour tous les bâtiments en question, il s’agira de respecter des normes concernant les toitures, les murs, les fenêtres et les planchers.
 
Concrètement, toutes ces composantes devront répondre à des exigences thermiques minimales fixées par la loi. Ces prescriptions varient selon le type de construction et elles changeront également selon la localisation au niveau national.
 
6 zones climatiques ont été délimitées au niveau national, caractérisées chacune par des exigences thermiques spécifiques :
Zone 1 : Agadir, Casablanca, Rabat et El Jadida pour lesquelles les exigences devraient être les moins élevées.
Zone 2 : Tanger et Tétouan.
Zone 3 : Béni-Mellal, Fès et Meknès.
Zone 4 :  Ifrane.
Zone 5 : Marrakech
Zone 6 : Errachidia  
 
Les professionnels ne sont pas préparés
 
A côté des prescriptions minimales qui s’imposent à tous, la réglementation prévoit une autre démarche dont l’application est généralement volontaire, sauf dans le cas des bâtiments dont le taux de vitrage en façade est supérieur à 45% pour lesquels elle est obligatoire.
 
Selon cette approche, dite performancielle, la liberté est laissée aux constructeurs de jouer sur tous les paramètres (toitures, murs…) afin de garantir que le bâtiment ne dépasse pas un plafond de consommation énergétique annuel pour le chauffage et la climatisation, fixé par la réglementation. Là encore, ce plafond varie selon le type de constructions et la zone climatique. En raison de la complexité relative de l’approche performancielle, l’usage d’un logiciel de simulation est incontournable. Celui-ci devrait être développé et mis gratuitement à la disposition des utilisateurs par l’ADEREE.
 
Selon les initiateurs de la réglementation, les exigences de la loi ne sont pas très contraignantes étant donné qu’il s’agit d’une première expérience. Cependant, des modifications des obligations pourront être introduites ultérieurement par le Comité national de l’efficacité énergétique dans le bâtiment, prévu par la loi. Ce comité pourra également réviser le zonage climatique adopté actuellement.
 
 
De l’aveu de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), la majorité des professionnels n’est pas du tout au fait de la nouvelle réglementation. Pourtant, à l’issue de la période de transition d’un an, l’autorisation de construire ne leur sera délivrée que s’ils respectent les exigences thermiques. Ce dont s’assureront les pouvoirs publics en examinant leurs plans d’architecte.
 
Les industriels des matériaux de construction ne semblent pas mieux préparés. A de rares exceptions, les opérateurs n’ont pas encore intégré dans leurs catalogues les produits à même de répondre aux exigences thermiques.
 
Un surcoût de 112 DH/m2 pour mettre un logement aux normes
 
Mettre un logement en conformité avec la réglementation thermique impliquera un surcoût moyen d’environ 112 DH/m2, soit 3,2% du coût moyen de construction, selon les estimations de l’ADEREE.
 
Ce surcoût change selon la catégorie d’habitats et les zones climatiques compte tenu de l’importance variable des mesures à mettre en place dans chaque cas.
 
Par exemple, pour la zone climatique d’Agadir, Casablanca et Rabat, le surcoût est de 50 DH/m2 pour les logements économiques, 43 DH/m2 pour les appartements de standing et 100 DH/ m2 pour les villas économiques.
 
Les plus forts surcoûts se retrouvent à Fès, Béni-Mellal et Meknès. En effet, les logements économiques y subiront un surcoût de 207 DH et les appartements de standing 175 DH/m2.
 
Pour ce qui est des bâtiments tertiaires, le surcoût moyen pour les hôtels, par exemple, est de 77 DH/m2 et cela peut aller jusqu’à 147 DH/m2 dans la zone de Fès.
 
Bien évidemment, il ne faut pas s’arrêter à ces coûts et comprendre qu’ils engendrent des retours sur investissement de par les économies d’énergie que permet la réglementation thermique. Dans le résidentiel par exemple, les logements aux normes devraient voir leur facture de chauffage et de climatisation baisser de 40 à 65%.
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MessageSujet: Re: 2013 : Réglementation thermique des bâtiments Maroc   2013 : Réglementation thermique des bâtiments Maroc Icon_minitimeLun 16 Déc - 13:08

Nous avons importé en Afrique un urbanisme inadapté
Pierre Radanne, ancien président de l’Ademe, est rédacteur du futur plan climat de Dakar.
 
La colonisation serait selon vous responsable de la vulnérabilité des villes africaines, pourquoi ?
 
 
Les pays africains avaient des modes de construction traditionnels adaptés à leur climat. En zone humide, des cases bien ventilées pour faire de la fraîcheur ; en zone chaude et sèche, au sud du Sahara, des murs en terre très épais avec de petites ouvertures pour empêcher la chaleur d’entrer.
 
Au début de la colonisation, les Européens ont réalisé des constructions respectueuses de ces traditions, mais, à partir de la seconde guerre mondiale, ce modèle a explosé. Il a fallu bâtir des logements pour le plus grand nombre, le plus vite possible.
 
L’Afrique est entrée dans l’ère de la construction industrialisée et la colonisation a eu un effet très pervers : on a transposé en Afrique l’urbanisme des pays tempérés, totalement inadapté. On a produit les mêmes logements sociaux qu’en France, des HLM sans isolation, sans protection contre le soleil. On a livré des bureaux en verre et acier, invivables. (Le texte s'applique au ministère des affaires étrangères à Rabat, la façade en verre est belle mais elle fait vivre l'enfer aux fonctionnaires à l'intérieur quand le soleil tape)

 
Avec quels effets sur la consommation d’énergie ?
 
Pour combler ces conditions d’inconfort catastrophiques, les urbains ont eu recours massivement à la climatisation. Mais les compagnies électriques ont été incapables de gérer cet appel de puissance. Elles se sont endettées, car les consommateurs étaient insolvables. Déficitaires, elles n’ont pu progresser dans leur programme d’électrification du pays.
 
 
Comment construire pour le plus grand nombre tout en s’adaptant au changement climatique ?
 
Il faut d’abord faire reculer les constructions côtières, améliorer la gestion des sols, les canalisations, utiliser des matériaux traditionnels comme la terre, résistante à la chaleur. Cela réduira d’autant les besoins d’importation de matériaux et fera travailler l’économie locale. Et limitera les besoins de climatisation, et donc assainira les comptes des compagnies électriques. Si elles retrouvent progressivement une clientèle solvable, elles pourront investir dans des énergies renouvelables et s’affranchir des énergies fossiles.
 
Les pays les plus pauvres ont l’électricité la plus chère. Il faut aussi s’attaquer à la pauvreté rurale, premier moteur de l’immigration vers les villes et l’étranger, en reboisant, pour freiner l’avancée du désert et protéger les récoltes.
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