- Chez Wana, on fait valoir le «tarif unique»: quels que soient le type, l’heure et les destinations de l’appel au Maroc -fixe et mobile-, vous ne payez que 3 DH TTC/min. La carte recharge est vendue de 10 à 200 DH. Mais sa date de validité varie d’un ou 6 mois, cela dépend du montant du forfait.
Est-ce là un cas de clause abusive? Sachant qu’un usager qui achète un forfait, de 50 DH par exemple, en détient en principe la propriété. Et acquiert par conséquent le droit d’en disposer librement sans limitation de temps.
- Pour Jawal classique de Maroc Telecom, un abonné paye un appel 3,6 DH TTC/min vers un mobile et fixe IAM. S’il s’agit d’un appel vers un autre mobile, de Méditel notamment, le tarif est de 4,80 DH.
Pour les communications vers les fixes, Maroc Telecom distingue dans ses tarifs entre fixe avec mobilité restreinte (4,20 DH) et sans mobilité restreinte (3,60 DH). La communication est donc plus chère lorsqu’un consommateur appelle un numéro Wana: c’est l’unique opérateur qui dispose d’une licence fixe avec mobilité restreinte.
L’opérateur historique s’engage aussi sur «des tarifs uniques et pour toute la journée». Autrement dit, pas de distinction entre période creuse et de pointe.
Contrairement à Wana, son site ne précise pas si la recharge a une date de validité ou pas. Les cartes sont vendues de 5 à 1.200 DH. Signalons toutefois qu’à chaque nouvelle recharge, la validité de la carte à puce est prolongée.
Le Medijahiz Batal opte pour le tarif normal et réduit (de 21h à 8h).
Pour un appel on-net, c’est-à-dire entre abonnés du même opérateur, le coût normal de la communication est de 4,19 DH contre 0,99 DH pour le tarif réduit. Sauf que celui-ci n’est applicable qu’à partir de la 2e minute… Pour un appel vers un autre opérateur, l’abonné au prépayé payera le même prix. Mais en période creuse (21h-8h), il faut débourser 1,89 DH au lieu de 0,99 DH.
Les promesses de l’ANRT
Le projet de loi n°31-08 risque de chambouler relativement la donne. Si jamais il est adopté dans sa version actuelle, l’information du consommateur sera solennellement consacrée. Elle est prévue par son chapitre premier, intitulé «obligation d’information générale».