La région du Gharb, à vocation agricole par essence. Le Plan Vert vise à consolider et moderniser ce secteur à partir d’une valorisation de ses potentialités naturelles.
Pour ce faire, un investissement conséquent de 39 milliards de DH est prévu pour permettre à la région de développer les filières agricoles dont elle présente des atouts naturels. Il s’agit de :
- L’arboriculture,
- Fruits et légumes,
- Culture sucrière,
- Céréales et production animale.
Des objectifs ont été arrêtés et le plan ambitionne de les réaliser à l’horizon 2020.
Pour les agrumes, l’objectif est d’étendre la superficie cultivée à près de 40.000 ha contre 16.200 ha actuellement. Ce qui va permettre d’atteindre une production annuelle de près de 1,4 million de tonnes contre près de 340.000 tonnes actuellement.
Le maraîchage agro-industriel va également être valorisé de façon à réaliser un accroissement de la production de plus de 600%.
Pour la tomate industrielle, il est prévu une augmentation de la production de plus de 700% à l’horizon 2020.
Pour le lait, la région ambitionne d’enregistrer un accroissement de la production laitière de 395% pour atteindre une production annuelle de 1,1 million de tonnes.
Pour les viandes rouges, l’objectif est d’atteindre une croissance de 85% pour dépasser les 12 millions de tonnes.
Un ambitieux Plan agricole régional (PAR) a été préparé pour atteindre ces objectifs. Conçu sur une approche globale, il comporte plusieurs axes d’intervention.
126 projets sont programmés
- 103 dans le cadre du Pilier I pour un investissement de 17,63 milliards de DH. Ces projets visent le développement d’une agriculture à haute valeur ajoutée adaptée aux règles du marché, grâce à des investissements privés, organisés autour de nouveaux modèles d’agrégation équitables.
Pour le Pilier I, 77.605 agrégés accaparent deux filières, à savoir la cultures sucrière (25.600) et le lait (20.000).
- 23 projets sont prévus dans le cadre du Pilier II pour un investissement de 225 millions de DH. Ces projets, visent à développer une agriculture solidaire permettant l’augmentation significative du revenu agricole des exploitants les plus fragiles, notamment dans les collines.
Les projets prévus dans le Pilier II, le nombre des bénéficiaires s’élève à 14.445 personnes dont une grande part concerne la production du lait avec 5.400 éleveurs.
Emploi
La création de l’emploi figure également parmi les retombées positives attendues de la mise en œuvre du PAR. Ainsi, à terme, on prévoit une contribution du secteur par la création de 43 millions de journées de travail en milieu rural, soit un accroissement de 52% par rapport à la situation actuelle. La grande part revient aux filières végétales avec presque 29 millions de journées de travail et la moitié par la production animale.