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 Etude de veille de l’Anapec 2012 sur l'emploi au Maroc

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MessageSujet: Etude de veille de l’Anapec 2012 sur l'emploi au Maroc   Ven 22 Juin - 20:42

Cette étude est réalisée chaque année auprès des chefs d’entreprise, par secteur et par région.

Selon cette étude, sur les deux ans à venir, près de 131.750 emplois devront être assurés.

1- L’offshoring, qui emploie actuellement près de 52.000 personnes, est le plus gros pourvoyeur, avec plus de 34.500 postes à créer d’ici 2014. Soit 27% du total des besoins.

Le secteur crée déjà quelque 10.000 emplois par an, mais en parallèle en perd 5.000.

Le secteur constitue un tremplin pour l’entrée dans la vie active pour des milliers de jeunes.

Le besoin augmente chaque année, compte tenu de la taille croissante du secteur et du turnover important.

Les profils ayant une parfaite maîtrise des langues étrangères se font de plus en plus rares.

Les plus de l'offre marocaines :
- Service 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24
- Un sondage téléphonique au Maroc (questionnaire de 15 min auprès de 1000 sodés) revient à 10 000 € contre 15 000 € en France
2- L’automobile : avec près de 25.000 postes à pourvoir. Des postes qui seront en majorité absorbés par les P2I de Tanger et de Kénitra (Tanger Free Zone et Atlantic Free Zone).

Bien que l’Etat ait mis en place un plan de formation de 70.000 profils qualifiés d’ici 2015, grâce à 3 instituts de formation aux métiers de l’automobile (IFMIA), à Kénitra, Tanger et Casablanca, sans compter celui de Renault, certains professionnels restent inquiets.

Il existe un sérieux déficit en matière de middle-management. Les IFMIA ne produisent pas ce genre de profils.

Il existe, par ailleurs, un plan d’aide à la formation à l’embauche, ainsi qu’à la formation continue, qui peut aller de 5.000 à 30.000 DH par profil. Mais selon certains, ce programme, plutôt complexe à mettre en place, ne profiterait qu’aux grandes sociétés, au détriment des PME.

3- Le tourisme, hôtellerie et restauration avec environ 19.500 nouveaux postes à l’horizon 2014.

Avec la vision 2020 qui ambitionne de créer quelque 200.000 lits, les besoins sont énormes. Les opérateurs dénoncent depuis des années le gap entre leurs besoins et les disponibilités du marché.

Certains créent leurs propres centres de formation, tels que l’Académie du groupe Accor. «


4- le BTP : un secteur en plein essor. Pour les deux ans et demi à venir, le BTP aura besoin d’environ 14.200 postes. Il en crée déjà plus de 50.000 par an.

Aujourd’hui, l’Ofppt forme quelque 50.000 lauréats, alors qu’au début des années 2.000 il n’en formait que 7.000.

Cependant, il existe encore un déficit en matière de profils pointus (conducteurs d’engins, ouvriers qualifiés, etc.). C’est la raison pour laquelle les professionnels comptent lancer leur propre école de formation aux métiers du BTP à Settat, en partenariat avec l’Ofppt. L’école démarrera au plus tard début 2013. Elle produira des profils pour l’ensemble de l’Afrique.

Globalement, les professionnels sont unanimes: aujourd’hui le déficit est  surtout qualitatif. D’où l’importance de passerelles permanentes entre les entreprises et les universités.


Dernière édition par Admin le Dim 1 Déc - 12:14, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Etude de veille de l’Anapec 2012 sur l'emploi au Maroc   Mar 26 Juin - 22:37

Vent défavorable pour l'offshoring :

Mercredi, 13 juin, le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a tenu une réunion avec les principaux opérateurs des télécoms. Objectif: étudier la possibilité du rapatriement des centres d’appels de France Telecom opérant aux pays du Maghreb dont le Maroc.

«Le souhait de préserver l’emploi français est tout à fait légitime, particulièrement en ces temps de crise. Et de toute façon la préservation et la création de l’emploi ont été au centre de la campagne présidentielle française», constate Youssef Chraïbi, président de l’Association marocaine de la relation client (AMRC). Et d’ajouter «qu’il ne s’agit pas cette fois d’un effet d’annonce, mais bel et bien d’une préoccupation majeure du nouveau gouvernement socialiste». En effet, l’idée de relocaliser des emplois en France ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 2004, Jean-Louis Borloo, puis, en 2010, Laurent Wauquiez, ont tenté d’inciter les opérateurs à relocaliser l’emploi en France. Sans succès. Si cette démarche venait à être appliquée, quelles seraient les conséquences sur le secteur?

Pour les opérateurs, il n’est pas possible de rapatrier ces emplois. «C’est trop tard. Quand vous vous préparez à une baisse de 20 à 25% de votre chiffre d’affaires, vous devez optimiser vos coûts. Or, le service client est l’un des plus gros postes de dépenses», affirment certains. Sans oublier qu’il est difficile de garantir un service 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 depuis la France.

Il n’empêche que France Télécom «serait prêt à rapatrier ses centres» selon son directeur financier, Gervais Pellissier. A la condition toutefois d’assurer la même flexibilité du service tel qu’il est assuré dans les pays du Maghreb.

Le marché des centres d’appels emploie 42.000 personnes au Maroc et génère 5,2 milliards de DH de revenus à l’export sur les 7,6 milliards que rapportent les métiers de l’offshoring de manière générale. De plus, le pays a pu développer une forte attractivité en termes de coûts. Ce qui s’est traduit par l’installation au Maroc de la quasi-totalité des acteurs français. Des champions nationaux ont également émergé.

Par ailleurs, le secteur enregistre une forte croissance: 20% en 2011. Celle-ci est aujourd’hui plus dépendante de la capacité des professionnels à former et intégrer plus de ressources humaines. Surtout que la demande reste aussi forte. Il n’empêche que le marché reste dépendant à raison de 80% du marché français. De même, la part des opérateurs télécoms est consistante. Elle s’élève à 30%. Mais de nombreux autres donneurs d’ordre dans les secteurs de la finance, de la vente à distance, du voyage, ont fait confiance au Maroc pour son expérience dans la gestion de leur relation client.
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