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 L'ONU craint une pénurie mondiale d'eau en 2030

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L'ONU craint une pénurie mondiale d'eau en 2030 Empty
MessageSujet: L'ONU craint une pénurie mondiale d'eau en 2030   L'ONU craint une pénurie mondiale d'eau en 2030 Icon_minitimeVen 20 Mar - 18:24

La croissance mondiale et l'augmentation importante du nombre d'habitants sur Terre conduisent à une surexploitation de l’eau . Et d'après l'Onu, il y a urgence à mieux gérer l'eau pour éviter une grave pénurie d'ici 2030.
 
Dans un rapport publié ce vendredi 20 mars 2015, les Nations unies appellent à changer radicalement l'utilisation et la gestion de l'eau pour éviter une grave pénurie d'ici 2030.
 
La demande mondiale s'envole et 20% des réserves souterraines sont déjà surexploitées, indique le rapport. "Si rien ne change, la planète devrait faire face à un déficit global en eau de 40% d'ici 2030", peut-on lire.
 
Pourtant, il existe "suffisamment d'eau pour répondre aux besoins grandissants du monde, mais pas sans changer radicalement la façon dont l'eau est utilisée, gérée et partagée", affirment les auteurs de "L'eau pour un monde durable".
 
Le rapport insiste sur les liens complexes entre accès à l'eau, développement et gestion durable de la ressource: la lutte contre la pauvreté s'accompagnant d'une croissance de la demande en eau, qui parfois conduit à une surexploitation de cette ressource.
 
L'exemple de l'Inde illustre cette difficile équation. Dans ce pays, le nombre de puits mécanisés est passé de 1 million à 19 millions entre 1960 et 2000. Si cette évolution a permis de lutter contre la pauvreté, le développement de l'irrigation a aussi provoqué "un stress hydrique important" dans des régions comme le Maharastra ou le Rajasthan.
 
En Chine, dans la plaine du nord, l'irrigation intensive a provoqué une baisse de plus de 40 mètres de la nappe phréatique, relève également l'ONU.
 
Nous serons plus de 9 milliards d'habitants en 2050
 
Si l'agriculture est en cause, l'industrie est aussi de plus en plus consommatrice d'eau et la demande mondiale de ce secteur devrait augmenter de 400% entre 2000 et 2050.
 
L'augmentation des besoins est alimentée à la fois par l'élévation du niveau de vie et par la croissance démographique, la population mondiale gagnant 80 millions de personnes par an. Il est prévu qu'elle atteigne 9,1 milliards en 2050, dont 2,4 milliards en Afrique subsaharienne, selon les auteurs du rapport.
 
Et face à des besoins en forte hausse, le changement climatique va modifier le régime des précipitations, souvent au détriment des zones déjà en manque d'eau, comme la région méditerranéenne ou l'Afrique subsaharienne. Autre conséquence du réchauffement : le niveau de la mer s'élève et affecte les réserves souterraines d'eau douce des zones côtières. C'est déjà le cas à Calcutta, Shanghaï ou Dacca. "Même chose pour les îles Tuvalu et de Samoa dans le Pacifique où les habitants dépendent de plus en plus de l'eau importée", alerte l'ONU.
 
Des pistes pour agir
 
Dans ce contexte, la gestion de l'eau est inadaptée, affirme le rapport publié avant la Journée mondiale de l'eau le 22 mars.
 
-         L'irrigation intensive,
-         le rejet incontrôlé de pesticides et de produits chimiques
-         l'absence de traitement des eaux usées
 
sont notamment pointées du doigt. "Des régions de Chine, d'Inde et des États-Unis, ainsi que le Moyen-Orient, puisent dans des réserves souterraines de manière non durable", a expliqué Richard Connor, l'un des auteurs.
 
Le rapport propose aussi des pistes pour agir. Il invite par exemple à :
-         limiter l'utilisation de centrales thermiques (80% de la production d'électricité) qui "sont très gourmandes en eau" en subventionnant les énergies solaire et éolienne.
-         des aides aux agriculteurs choisissant des systèmes d'irrigation performants.
 
Le document met aussi en avant que chaque dollar investi pour la protection d'un bassin hydrologique peut permettre d'économiser jusqu'à 200 dollars sur les coûts de traitement de l'eau. En Ouganda, 235.000 dollars dépensés chaque année pour protéger un marais permettent à Kampala d'économiser deux millions par an dans le traitement de l'eau.
 
Enfin, le rapport rappelle que "748 millions de personnes sont toujours privées d'accès à une source d'eau protégée d'une éventuelle contamination".
Extraits lci.fr
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http://www.mizania.com
 
L'ONU craint une pénurie mondiale d'eau en 2030
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